Comment les innovations des start-ups, l’inclusivité numérique et les partenariats stratégiques entre les entités peuvent catalyser et même accélérer le développement économique de l’Afrique par les innovations numériques ? Des éléments de réponses avec Patricia Obo-Nai la PDG de Telecel Ghana…
25 % des Africains sont connectés à Internet
C’était lors du forum Mobile Technology for Developpent (MT4D) dans le cadre du sommet 3i Africa qui c’est déroulé du 13 au 15 mai 2024 à Accra.
Selon elle, le rapport GSMA 2023 sur la connectivité Internet en Afrique subsaharienne indique que seulement 25 % des Africains sont connectés à Internet, tandis que 15 % n’ont même pas de couverture ; 59 % bénéficient d’une couverture mais n’ont pas de connectivité, et 40 % d’entre eux ne disposent pas des appareils nécessaires pour se connecter, même s’ils vivent dans des endroits où il y a une couverture. Face à ces problématiques elle partages avec nous 3 bonnes manières d’accélérer le développement de l’Afrique par l’innovation numérique ?
3 Bonnes manières d’accélérer le développement de l’Afrique par l’innovation numérique ?
Patricia Obo-Nai la PDG de Telecel Ghana s’exprimait sur la thématique « Infrastructure numérique et innovation : accélérer le développement de l’Afrique ».
1# Soutenir les innovations des start-ups à grande échelle
Patricia Obo-Nai a souligné que l’Afrique présente le plus grand potentiel inexploité en matière d’innovation numérique au monde, alors que la Banque mondiale estime une fois de plus que l’économie numérique de l’Afrique est sur le point d’atteindre 180 milliards de dollars d’ici 2025.
Elle a déclaré que le défi actuel est que, même si l’Afrique possède certains des esprits les plus brillants en matière d’innovations fintech, bon nombre de ces innovations ne peuvent pas être mises à l’échelle en raison du manque d’investissement.
« Nous sommes doués pour créer des start-ups technologiques, ce qui est formidable, mais j’en ai assez que ma famille et mes amis financent de telles startups. Nous devons exploiter les talents et y investir massivement afin de pouvoir nous appuyer sur ces innovations pour accélérer notre développement », a-t-elle déclaré.
#2 Favoriser l’adoption et l’inclusivité
Elle a également noté qu’il serait bon de favoriser l’adoption et l’utilisation de l’innovation à travers le continent pour résoudre le défi de l’inclusivité.
Elle a noté que la Banque mondiale estime que d’ici 2035, la population active de l’Afrique atteindra 450 millions de personnes, dont un petit pourcentage seulement occupera un emploi stable.
Selon la DG, de grandes opportunités existent dans l’innovation numérique pour combler l’écart de chômage attendu, mais cela nécessiterait un déploiement délibéré et cohérent de programmes d’alphabétisation numérique tels que le codage, le marketing numérique, l’analyse de données, l’apprentissage automatique et autres, pour fournir à la jeunesse africaine le compétences numériques nécessaires qui les rendront employables à l’avenir.
#3 Les partenariats stratégiques
Elle a déclaré que même si des opérateurs individuels comme Télétcel et d’autres font leur part dans la construction et le déploiement de l’infrastructure nécessaire, « la seule façon de combler efficacement l’écart est de co-investir et de partager les infrastructures ».
Elle a noté que la Banque mondiale estime que l’Afrique aura besoin de 109 milliards de dollars pour combler le déficit d’infrastructure numérique d’ici 2030, affirmant qu’aucun opérateur ou gouvernement ne peut y parvenir seul sans partenariat.
« D’où viendra l’argent alors que les investissements privés stagnent, que les donateurs étrangers localisent leurs financements dans leur pays d’origine et que les budgets des gouvernements africains se resserrent également. Des partenariats élargis entre les gouvernements et les acteurs du secteur privé sont la voie à suivre », a-t-elle déclaré.



































