Le Burkina Faso explore une coopération avec l’organisation tunisienne TUCAD pour créer une smart city et renforcer sa souveraineté numérique.
À l’image de la Côte d’Ivoire, du Sénégal ou encore du Bénin, le Burkina Faso multiplie les initiatives pour consolider sa souveraineté numérique à travers des solutions technologiques innovantes. Dans cette dynamique, la ministre burkinabé de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr. Aminata Zerbo/Sabane, a reçu en audience le 9 octobre 2025, une délégation de l’organisation tunisienne TUCAD (Tunisia for Development of Africa).
Une coopération tuniso-burkinabé pour bâtir un écosystème numérique innovant
Conduite par Anis Jaziri, président de l’association, la délégation tunisienne a exposé les grandes lignes d’un projet d’investissement visant à construire une smart city au Burkina Faso. L’objectif est de créer un écosystème technologique capable de stimuler l’innovation locale, d’accompagner les start-ups et de renforcer l’attractivité numérique du pays.
« La Tunisie dispose déjà d’une solide expérience et d’un écosystème dynamique pour accompagner les start-ups, les incubateurs et les accélérateurs. Nous souhaitons partager cette expertise avec le Burkina Faso », a déclaré Anis Jaziri. Il a exprimé le souhait de voir le projet se concrétiser afin de contribuer à son financement et à sa mise en œuvre. La ministre burkinabé a salué l’initiative et marqué son intérêt pour cette coopération.
Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges à travers leurs équipes techniques respectives, afin d’évaluer la faisabilité du projet, son accompagnement opérationnel et les opportunités de mobilisation de financements.
Un projet catalyseur pour l’innovation numérique en Afrique de l’Ouest
Le marché africain des smart city devrait générer 1,5 milliard de dollars de revenus d’ici fin 2025, et atteindre 2,36 milliards d’ici 2030, soit une croissance annuelle moyenne de 12 % selon les données de Satista. S’il est concrétisé, le projet tuniso-burkinabé pourrait être un catalyseur dans les transformations numériques engagées au Burkina Faso. Il contribuerait à la création d’emplois technologiques, au renforcement de la compétitivité du secteur privé local et à l’amélioration de l’accès aux services publics numériques.
Une démarche qui pourrait inspirer les acteurs ivoiriens du numérique, alors que la Côte d’Ivoire développe ses propres projets de technopoles et d’innovation digitale.
Ornella Izaï




































