La 3ème édition de l’Abidjan Women In Tech Conference a démarré ce 19 septembre 2025, à l’immeuble CRRAE-UEMOA au Plateau. C’est parti pour deux jours de rencontres, d’apprentissage et d’opportunités, autour du thème : « Tech sans frontières : à la conquête de toutes les industries » Objectif : célébrer les femmes qui transforment le secteur numérique en Afrique francophone.
Mettre les femmes du numérique sur le devant de la scène
Les 19 et 20 septembre 2025, le CRRAE-UEMOA, Plateau accueille l’édition 2025 de l’Abidjan Women In Tech Conference (AWTC). Selon Audrey Ehouman, commissaire générale et fondatrice d’AE Tech Consulting, AWTC est né d’une question sur la visibilité des femmes :
« Alors, il y a cinq ans, donc en 2019, j’avais une question qui me hantait. Comment faire pour que les femmes en technologie en Afrique ne soient pas invisibles ? Parce qu’il y a beaucoup de femmes qui font des choses incroyables, mais qu’on ne connaît pas. Je me suis dit, comment créer un espace où tout ce qui est ambition et talent puisse enfin être vu, ne pas rester dans le noir ? Alors, la réponse qui est venue dans ma tête, c’était un mouvement. Et ce mouvement, c’est vous, aujourd’hui. »
Pour le thème de cette 3ème édition qui signifie que la tech peut être partout et s’applique à tous les domaines, la commissaire générale explique :
« Pour dire à tout un chacun ici que peu importe votre secteur d’activité, la technologie a une place importante pour nous. La technologie nous permet de gagner du temps, d’économiser de l’argent, de pouvoir innover et de pouvoir impacter plus, et surtout, au-delà de votre zone de confort. »
Au menu du programme de ces deux jours : expositions de femmes pionnières dans le domaine digital, AWTC Academy, keynotes, networking.
Cette année, l’Abidjan Women In Tech Conference met en vedette six femmes utilisant la technologie pour créer un impact dans des domaines variés comme la mode, l’environnement ou l’éducation. Parmi elles, Dr Joyce Dohou, docteur en recherche clinique et directrice de la première organisation de recherche clinique privée de Cote d’Ivoire, Khady Sy Savané, fondatrice de Ma petite robe en wax et Ehoura Aya Loth Gisèle, présidente de Girl Up Côte d’Ivoire.
Le numérique, un allié pour permettre aux femmes de mieux s’affirmer
Sur la question de l’inclusion numérique des femmes en Côte d’Ivoire, la commissaire générale AWTC souligne :
« Les femmes doivent pouvoir s’approprier de la technologie pour pouvoir aller plus vite, pour pouvoir surtout créer des choses incroyables. Donc, c’est vraiment une édition où les femmes doivent comprendre que le numérique, ce n’est pas fait uniquement pour les hommes. C’est vraiment un allié et elles doivent être là. »
Pour Audrey Ehouman, en plus d’initiatives comme l’Abidjan Women in Tech Conference, le mentorat et le réseautage sont deux choses qui facilitent grandement l’inclusion numérique des femmes.
« Donc, qui parle de mentorat parle aussi de réseautage. On ne peut pas aujourd’hui réussir si on n’a pas un réseau. Tu peux avoir la compétence, tu peux avoir le bagage intellectuel, mais si tu n’as pas un réseau pour pouvoir pousser le travail que tu fais, c’est comme une goutte d’eau en fait dans la mer. Il n’y a pas vraiment d’impact en fait. » ajoute t-elle.
Mafini DOSSO, économiste de l’innovation et présidente de l’OIITID, affirme que de tels évènements peuvent changer la donne et montrer aux jeunes femmes des modèles de réussite qui les inspirent. De plus, c’est un espace pour apprendre, échanger, s’exprimer et interagir.
« À chaque génération, en effet, on essaie de faire mieux. Donc, c’est important pour elles de continuer à participer à ce type d’arène pour pouvoir développer leur confiance en soi, trouver des nouveaux modèles et puis, bien sûr, à la fois impacter et changer les sociétés et les industries qui nous entourent. » fait-elle remarquer.
