CAN 2025, au Maroc : La VAR qui a tout gâché !

Entre décisions contestées et assistance vidéo défaillante, la VAR s’impose comme le symbole des limites technologiques du football africain.

CAN 2025, au Maroc : La VAR qui a tout gâché !

CAN 2025, au Maroc : La VAR qui a tout gâché !

Entre algorithme en panne et décisions incomprises, la VAR s’est invitée en finale comme un acteur principal. Derrière l’écran, qui décide vraiment ?

La finale de la CAN 2026 restera dans les mémoires, non pas pour le spectacle sur le terrain, mais pour les polémiques autour de la VAR. Entre interruptions, décisions contestées et suspicion de favoritisme, l’assistance vidéo a fini par voler la vedette aux joueurs. Peut-être pas à Sadio Mane, ni Brahim Diaz. Mais, l’algorithme censé garantir l’équité s’est transformé en source de frustration, donnant l’impression que la machine décidait quoi siffler, quand, et pour qui.

La VAR n’est qu’une assistance vidéo

 Ce n’est pas la première fois que le football est marqué par des décisions arbitrales controversées. On se souvient du but non accordé de Frank Lampard face à l’Allemagne lors du Mondial 2010, ou encore du fameux cri de Didier Drogba en Ligue des champions face au Barça : « It’s a big disgrace ! ». Ces épisodes ont nourri l’idée qu’une technologie pouvait sauver le jeu de l’erreur humaine.

Née en 2016, la VAR était présenté comme le « Messi » des décisions arbitrales, le sauveur attendu. Mais le messie est-il devenu un général sans galons ? En théorie, la VAR n’est qu’une assistance. Acronyme de Video Assistant Referee, elle intervient uniquement dans des situations précises : but contesté, carton rouge direct, penalty ou erreur d’identité. L’arbitre central reste maître de la décision finale.

Dans la pratique, le doute s’installe. La VAR est une véritable salle de contrôle, remplie d’arbitres assistants et d’opérateurs vidéo. L’arbitre vidéo principal, épaulé par trois adjoints, scrute chaque action litigieuse. Les opérateurs sélectionnent les meilleurs angles, tandis que la communication avec l’arbitre central reste constante. Quarante-deux caméras, dont plusieurs en ultra-slow motion, captent chaque détail : un contact sur une cheville, un hors-jeu d’un orteil. Rien n’échappe à leurs yeux. Mais cette profusion d’images ne garantit toujours pas l’unanimité.

Les limites de la VAR

La finale de la CAN 2026 a montré les limites de la technologie. Algorithmes en panne, ralentis interminables, décisions contradictoires : la VAR a semblé perdre son rôle d’assistance pour devenir un acteur incontrôlable. Et si, finalement, ce système n’était pas aussi neutre qu’on le prétend ? Il convient de rappeler avec constance que, ce sont des humains qui sélectionnent les angles, qui interprètent les images, qui soufflent à l’oreille de l’arbitre. Bref, l’algorithme ne décide pas seul.

Le vrai arbitre reste humain. La CAN 2026 nous rappelle donc une vérité simple : aucune technologie ne peut effacer totalement l’incertitude du football. La VAR n’est pas un juge suprême. Et si elle a gâché la finale, c’est parce qu’on a cru qu’elle pouvait décider à la place de l’homme. Au bout du compte, le football reste un jeu d’émotions, de débats et d’erreurs La VAR avait été introduite pour corriger les erreurs flagrantes et restaurer la confiance. Mais elle a ouvert une nouvelle boîte de Pandore : celle du soupçon. Chaque décision est devenue matière à débat, chaque image est devenue une preuve à charge ou à décharge. En conséquence, le public, au lieu d’être rassuré, se sent dépossédé.

Quitter la version mobile