En 2025, les startups africaines ont obtenu 3,8 milliards de dollars, soit 2 065 milliards de FCFA en termes de financement, d’après le rapport sur l’investissement en Afrique de Briter Intelligence. Plus de 500 jeunes entreprises ont réussi à lever des fonds, mais seulement quelques-unes d’entre elles ont attiré l’essentiel des investissements. Qui sont-elles ?
d.light (Kenya, énergie propre) 300 millions de dollars
En juillet 2025, l’entreprise d.light a récolté 300 millions de dollars pour étendre ses activités. Cette start-up kenyane, créée en 2006, propose des solutions d’énergie solaire abordables, en vue d’aider les familles qui n’ont pas accès au réseau électrique classique. L’entreprise souhaite ainsi apporter de la lumière à 10 millions de personnes d’ici deux ans. Un projet qui pourrait aider à améliorer la vie quotidienne dans les zones défavorisées.
Sun King (Kenya, énergie verte) 156 millions de dollars
La startup Sun King a réussi à rassembler156 millions de dollars en juillet pour développer l’énergie solaire au Kenya. Ce financement est l’un des plus importants jamais réalisés en Afrique. Il a été organisé avec l’aide de plusieurs banques internationales et locales pour soutenir le développement de l’énergie verte.
Grâce à cette somme, environ 1,4 million de foyers et d’entreprises peuvent désormais accéder à l’électricité. Depuis 2007, Sun King mène des actions pour apporter des solutions durables aux communautés privées de courant, dans le pays. Fondée en 2007 par Patrick Walsh, Anish Thakkar et Mayank Sekhsaria sous le nom de Greenlight Planet, la startup change de nom pour devenir Sun King en 2022.
Wave (Sénégal, fintech) 137 millions de dollars
En juin 2025, Wave a obtenu un prêt massif de 137 millions de dollars. Ce financement a été accordé par la banque RMB avec l’aide de plusieurs investisseurs internationaux. Cet apport a permis au secteur de la tech en Afrique, d’enregistrer son meilleur mois de financement depuis plus de deux ans.
Wave a été créée en 2018 par Drew Durbin et Lincoln Quirk. L’objectif est d’offrir des services bancaires accessibles sur le téléphone mobile. La fintech compte utiliser cette somme pour poursuivre sa mission : celle de permettre à tout le monde d’accéder facilement à des solutions financières abordables.
hearX (Afrique du Sud, technologies de la santé) 100 millions de dollars
En avril 2025, la start-up sud-africaine hearX a réalisé une opération valant à 100 millions de dollars. Ce succès est le résultat de sa fusion avec l’entreprise américaine Eargo. Fondée en 2015 par Nic Klopper, hearX veut rendre les soins auditifs accessibles à tous et à moindre coût. Pour cela, elle met en place des solutions numériques intelligentes utilisables directement sur smartphone. Ces outils donnent la possibilité de diagnostiquer et de traiter les problèmes d’audition plus facilement.
Spiro (Kenya, mobilité) 100 millions de dollars
En octobre 2015, Spiro, une entreprise kényane spécialisée dans la mobilité électrique, a obtenu 100 millions de dollars de financement. Cette levée de fonds, la plus importante jamais réalisée dans ce secteur en Afrique, a été réalisée par le Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA). Spiro prévoit d’étendre son réseau d’échange de batteries et de développer sa production locale. Elle envisage de poser ses valises au Cameroun et en Tanzanie. Aujourd’hui, Spiro se focalise plus sur l’échange de batteries et la progression d’infrastructures adaptées aux besoins du continent africain.
Moniepoint (Nigeria, fintech) 90 millions de dollars
En octobre 2025, la fintech nigériane Moniepoint a levé 90 millions de dollars. Ce financement fait suite à une première étape réussie en 2024, qui avait déjà permis à l’entreprise de devenir une « licorne ». De nombreux investisseurs internationaux, comme Google et Visa, ont participé à ce projet.
Créée en 2015 par Tosin Eniolorunda et Felix Ike, Moniepoint est spécialisée dans les services bancaires de proximité. A ce jour, elle met à la disposition des particuliers et des entreprises, des solutions de paiement complètes. L’idée est de simplifier la gestion de l’argent en s’appuyant sur des outils numériques accessibles à tous.
Nawy (Égypte, proptech) 75 millions de dollars
La start-up égyptienne Nawy, quant à elle, a reçu 75 millions de dollars comme financement en 2025. Il s’agit de la plus grosse opération jamais réalisée en Afrique dans le secteur de la technologie immobilière (Proptech). Plusieurs grands fonds internationaux et des banques locales ont contribué à la réussite de ce projet. Nawy a été lancée en 2016 par Mostafa El-Beltagy et ses quatre associés. Elle se sert des outils numériques pour faciliter l’achat et la vente de biens immobiliers.
MNT-Halan (Égypte, fintech) 71,4 millions de dollars
En octobre 2025, l’entreprise égyptienne MNT-Halan a réuni 71,4 millions de dollars. L’opération a été organisée par de grandes banques locales. MNT-Halan a déjà prêté plus de 11 milliards de dollars et compte, à l’heure actuelle plus de 8 millions de clients. Elle offre aux personnes n’ayant pas de compte en banque classique, la possibilité de disposer de petits crédits, des solutions de paiement et d’une plateforme d’achat en ligne.
SolarSaver (Afrique du Sud, énergie verte) 60 millions de dollars
SolarSaver est une entreprise sud-africaine qui intervient dans le secteur de l’énergie solaire. Elle a levé 60 millions de dollars, avec l’appui du fonds Evolution III d’Inspired Evolution, le soutien de la banque de développement néerlandaise FMO et de Swedfund.
Fondée en 2016, SolarSaver installe et exploite des systèmes solaires sur les toits ou sur site. Elle fournit ensuite l’électricité à ses clients grâce à des contrats d’achat ou de location. Avec cet apport, SolarSaver compte amplifier ses solutions solaires et ses batteries à petite échelle. Cela lui permettra d’affermir sa présence dans plusieurs pays d’Afrique australe. Les principaux marchés ciblés sont la Namibie, le Botswana et la Zambie.
Bokra (Égypte, fintech) 59 millions de dollars
En avril 2025, la fintech égyptienne Bokra a obtenu 59 millions de dollars grâce à une émission de sukuk soutenue par Aman Holding. Elle déclare que cet argent servira à financer le crédit pour les petites et moyennes entreprises en Égypte. Bokra a vu le jour en 2023, créée par Ayman El-Sawy. Elle développe une plateforme d’investissement et d’épargne suivant les règles de la finance islamique. Récemment, elle a obtenu une licence officielle de l’Autorité de régulation financière en Égypte.
C’est quoi un financement de capital-risque ?
Une petite précision avant de terminer. Quand on parle des levées de fonds des startups ou fintechs, les termes « financement de capital-risque » reviennent très souvent. Pour ceux qui ignorent de quoi il s’agit, le financement de capital-risque, c’est de l’argent investi par des fonds ou des investisseurs dans une jeune entreprise qui a du potentiel et qui cherche à grandir comme une startup, selon le site stripe.com.
Ce financement n’est pas un prêt. Les investisseurs deviennent actionnaires et prennent un risque, d’où l’appellation « financement de capital-risque ». En échange, ils espèrent que l’entreprise atteindra ses objectifs de croissance et leur rapportera des bénéfices.
Avec cette somme, la startup peut recruter, développer ses produits, améliorer sa technologie ou s’ouvrir à de nouveaux marchés. Le capital-risque offre donc aux startups les moyens de transformer une ambition en réalité.



































