Christelle Vignon-Patarin est ingénieure en machine learning à Orange Côte d’Ivoire. À l’occasion de la 5e édition du Dev Fest, le 29 novembre 2025, à Palm club Cocody, elle nous a accordé une interview exclusive. On y découvre de nouvelles connaissances sur l’IA et le Cloud.
Quelles sont les potentialités de l’IA et du Cloud ?
Il y a un potentiel énorme en Afrique. Le cloud est l’une des manières de déployer des modèles d’IA et de stocker nos données de manière souveraine. Donc, ce sont des thématiques qui doivent être prises en main par les acteurs locaux, privés comme public. L’IA et le cloud, ce sont deux thématiques sœurs. Le cloud peut permettre de développer des IA plus performantes.
Ces deux éléments doivent être pensés aussi dans le contexte africain pour développer de nouvelles solutions, de nouveaux cas d’usages, et apporter plus de productivité dans les secteurs d’activités. Ensuite générer plus d’argent dans ces secteurs d’activités-là. Je pense qu’avec beaucoup de travail, de la réglementation, des infrastructures et de la formation des talents, on peut arriver à exploiter tout le potentiel de l’IA mais aussi du cloud.
Selon vous, l’IA peut-elle sécuriser nos données sur le cloud ?
L’IA peut être utilisée dans la cybersécurité pour prévenir tous les risques d’attaque, pour identifier les menaces, etc. Donc, oui, l’IA peut permettre de sécuriser des données et, plus globalement de faire de la cybersécurité.
Comment pouvez-vous définir l’IA générative ?
C’est de l’IA qui permet de générer du contenu. Donc, ça peut être du texte, ça peut être du son, ça peut être des images. Donc, du contenu qui n’existe pas, mais en se basant sur du contenu existant, en se basant sur des choses qui sont connues et de pouvoir générer de nouveaux contenus.
Et l’IA classique?
L’IA classique, c’est de l’IA qui existe depuis très longtemps. En fait, les premiers modèles d’IA, c’était dans les années 1950. Du coup, l’IA classique, ce sont des algorithmes pour faire ce qu’on appelle des prédictions ou des classifications. C’est ce type d’IA qui est utilisé dans Netflix pour faire des recommandations de films. Mais, ça fait partie de la grande famille de l’IA.
Y a-t-il une différence entre l’IA générative et l’IA classique ?
Il ne faut pas faire l’amalgame entre les deux, parce qu’aujourd’hui, le grand public a connu l’IA grâce à l’IA générative. Mais, il faut savoir qu’il existe d’autres formes d’intelligence artificielle. L’IA classique ne fait pas forcément de la génération, mais peut permettre de mieux comprendre les consommateurs, d’identifier des patterns dans les données, d’identifier des comportements pour les utilisateurs, de faire de la classification de données. Donc, il y a plein d’usages, en réalité, qu’on peut faire avec l’A.
Qu’est-ce que ça vous fait de parler de cette nouvelle technologie aux jeunes ?
Je pense que c’est quelque chose de nécessaire. En tant qu’experts dans ce domaine-là, on se doit de pouvoir parler de cette technologie aux plus jeunes. Parce que l’un des piliers sur lesquels on va s’appuyer pour pouvoir exploiter tout le potentiel de l’IA, c’est vraiment sur la formation.
Entretien réalisé par M. Ladji




































