Conférence nationale sur l’IA en Côte d’Ivoire : Les enjeux de la formation des jeunes en intelligence artificielle

La jeunesse ivoirienne à l’ère de l’IA : entre adoption et appropriation

Conférence nationale sur l’IA en Côte d’Ivoire : Les enjeux de la formation des jeunes en intelligence artificielle

Conférence nationale sur l’IA en Côte d’Ivoire : Les enjeux de la formation des jeunes en intelligence artificielle

La 1ère Conférence nationale sur l’intelligence artificielle (CNIA) s’est tenue le lundi 18 mai 2025, à l’Espace Latrille Events des II-Plateaux, à Abidjan. Elle a été ponctuée de panels dont l’un portait sur : « Développement des compétences en IA : quels sont les efforts en cours pour former les talents d’aujourd’hui et de demain ? » Les panelistes ont répondu à une question : comment la Côte d’Ivoire prépare-t-elle sa jeunesse à l’ère de l’intelligence artificielle ?  

L’intelligence artificielle transforme notre monde à grande vitesse. Pour accompagner cette révolution, la Côte d’Ivoire doit former ses talents. Elle a déjà les bases nécessaires car le pays compte des personnes formées qui savent utiliser les outils d’IA. Mais cela ne représente qu’un premier niveau d’adoption selon André Biyong, vice-président principal des opérations chez Cybastion.

La jeunesse ivoirienne à l’ère de l’IA : entre adoption et appropriation

« Aujourd’hui, si on code les grands algorithmes que tout le monde connaît, les ChatGPT, Gemini of the World, une fois qu’on sait les utiliser, pour moi, on est encore au niveau de l’adoption. Il y a donc ce travail qui doit être fait entre l’adoption et l’appropriation. L’appropriation intervient quand on a des cas spécifiques, des uses cases qui sont appliquées, développées par l’écosystème », dit-il.

Autrement dit, la Côte d’Ivoire doit dépasser le stade de la simple utilisation d’outils existants. Elle doit maintenant créer ses propres solutions d’IA adaptées aux besoins spécifiques de sa population. C’est à ce niveau que l’on parlera d’appropriation et qu’elle pourra exploiter le potentiel qu’offre cette technologie.

Toujours selon André Biyong, la construction du datacenter national permettra de centraliser toutes les données et contribuera à développer une intelligence artificielle souveraine. Au-delà, il appelle à créer un cadre où l’État et les universités pourront jouer un rôle. Toute chose qui aidera à s’approprier les outils numériques pour en faire un excellent usage.

Par conséquent, il est impératif de former les talents en IA mais aussi s’assurer qu’ils restent à jour. Ici, des efforts ont été faits puisque des mesures ont été prises pour préparer les jeunes et les professionnels à acquérir les compétences d’aujourd’hui et de demain.

Formation : adapter les programmes aux nouvelles technologies

Beman Kamagaté, chercheur à ESATIC, explique : « Depuis, le début de l’année 2018, on a senti venir le besoin des entreprises en compétences, en IA, en data, donc on a commencé à se mettre en mouvement. Et je pense que nos curricula de formation ont été suffisamment revus pour prendre en compte les besoins des différentes entreprises. Pour dire qu’on est en mouvement, on s’apprête à mettre à la disposition des entreprises les différentes compétences dont elles ont besoin pour faire leur transformation numérique au travers de l’IA. »

A côté de l’ESATIC, CEDITECH, le premier Centre de formation tech immersive de Côte d’Ivoire, a aussi modernisé son programme en lien avec les besoins des entreprises. Son fondateur, Mody Oury Barry, estime que les étudiants doivent avoir une bonne base en sciences et en mathématiques afin de disposer des connaissances nécessaires pour aborder les formations en IA.

Il a aussi prévenu qu’avec l’évolution de l’IA, certains emplois vont disparaître. Dès lors, il suggère de former les personnes déjà en activité aux nouvelles technologies afin qu’elles ne soient pas en déphasage avec les technologies émergentes.

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