En janvier 2026, la GSMA (Global System for Mobile Communications Association) a produit un nouveau rapport sur le Sénégal. Le pays «bénéficie désormais d’une couverture 4G de 97% et d’une couverture 5G de 39 %» selon le rapport.
Le rapport intitulé : «Accélérer la transformation numérique de l’économie au Sénégal». Ce document, consulté par Digitalmag.ci, évoque le bilan de la connectivité du pays en 2025 et laisse entrevoir de belles perspectives d’inclusion numérique.
Les chiffres de GSMA sur la connectivité au Sénégal en 2025
Selon le rapport de GSMA, en 2025, le Sénégal «bénéficie désormais d’une couverture 4G de 97% et d’une couverture 5G de 39 %». Ces chiffres concernent 8,16 millions d’utilisateurs uniques d’internet mobile, soit 43% de la population. Cependant, le document souligne que 54% de la population vivant dans la zone de couverture n’utilisent pas internet mobile. Cette réalité est liée à «des problèmes d’accessibilité financière, à des compétences numériques limitées et au coût élevé des smartphones».
Un avenir numérique prometteur pour le Sénégal à l’horizon 2030
D’après le rapport, des réformes numériques «pourraient permettre de connecter 2,6 millions de personnes supplémentaires au Sénégal d’ici 2030». Le taux d’adoption d’internet mobile portera donc à 61 % de la population. Les gains importants seront enregistrés chez les femmes, et les communautés rurales, qui utilisent moins internet. Cela favorisera «l’élargissement de l’accès aux services numériques essentiels et la création de nouvelles opportunités dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la finance et de l’agriculture».
Au même moment, les opportunités économiques pourraient générer 1 100 milliards FCFA de croissance et 280 000 nouveaux emplois. Le rapport assure aussi que les recettes nationales pourraient augmenter de 417 milliards de FCFA. Cela grâce à «une participation numérique accrue et à des systèmes fiscaux plus efficaces», basés sur la technologie.
Devenir l’une des économies numériques les plus dynamiques d’Afrique
Angela Wamola, responsable Afrique de la GSMA, est formelle à ce sujet. «Le Sénégal possède tous les atouts pour devenir l’une des économies numériques les plus dynamiques d’Afrique, grâce à des stratégies nationales solides et à une population jeune, ambitieuse et prête à s’engager», assure-t-elle. Sa structure croit, néanmoins, qu’il y a des défis préalables à relever.
Pour une forte croissance numérique au Sénégal en 2030
Le Sénégal a certes réalisé des progrès significatifs en matière d’élargissement de l’accès au numérique. Mais le rapport souligne que le pays pourrait encore faire mieux.
«Pour les ménages à faibles revenus, réduire le coût d’un smartphone d’entrée de gamme, qui représente actuellement 19 % du PIB mensuel par habitant, et en abaissant les obstacles pour les 40 % les plus pauvres de la population», explique GSMA.
Le document invite aussi le gouvernement à «soutenir les agriculteurs, les commerçants et les PME». Cela, en leur permettant «d’accéder aux marchés numériques, aux paiements mobiles et aux outils d’agriculture intelligente». L’Etat est également invité à renforcer les infrastructures pour atteindre les communautés mal desservies.
«Améliorer l’alimentation électrique des infrastructures numériques, notamment dans les zones rurales, renforcerait la fiabilité du réseau et contribuerait à garantir que les communautés puissent compter sur les services numériques essentiels», ajoute GSMA.
Enfin, un «environnement d’investissement plus prévisible permettrait une couverture plus fiable et une meilleure qualité de service à l’échelle nationale». Cette réalité doit comprendre «des procédures simplifiées d’acquisition de droits de passage, des prix du spectre plus clairs et plus bas, et des durées de licence plus longues (minimum 20 ans) conformément aux meilleures pratiques internationales».
Pour rappel, selon le gouvernement sénégalais, il existe 540 zones blanches (territoires non couverts par internet/réseaux mobiles). Ce chiffre représente environ sept (07) millions de personnes non connectées à internet, dans 700 localités du pays.



































