Qu’est-ce que l’inclusion financière apporte de façon concrète à la population ? Une question à laquelle Daniel Dindji, directeur général de la fintech CINETPAY, a répondu lors du brunch organisé par ITECH Group. C’était ce 13 décembre 2025, au Novotel Abidjan Plateau, sur le thème : Fintech et Inclusion financière : vers une économie plus accessible pour tous.
ITECH Group une organisation à but non lucratif ?
Créée en 2007 en Côte d’Ivoire par un groupe d’étudiants, International Technology Group (ITECHGroup) est une association à but non lucratif, regroupant professionnels, experts et étudiants. Avec un objectif, celui de se positionner comme un Think Tank (groupe de réflexion) indépendant ayant pour ambition de contribuer au développement en proposant des solutions innovantes et pragmatiques aux principales problématiques des nations. C’est dans cette optique qu’elle organise des activités de réflexions comme le brunch.

Fintechs et population : quels avantages concrets ?
En Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier, l’inclusion financière, portée par les fintechs comme CinetPay, Djamo, Wave et Push, a vraiment transformé le quotidien des Ivoiriens. Par exemple, elle a permis de digitaliser différents types de paiement en entreprises, des salaires aux fournisseurs. Les fintechs ont surtout facilité les envois d’argent à distance à ses proches, rendant l’opération instantanée.
Il suffit d’avoir un téléphone simple, pas besoin de se déplacer jusqu’à un guichet éloigné pour faire un retrait ou un transfert. Une chose qui permet aux 600 millions de personnes en Afrique, qui n’ont pas accès aux services bancaires classiques, de profiter de ces technologies financières. L’autre particularité des fintechs africaines est qu’elles ont su s’adapter aux besoins réels de la population.
Elles comprennent les réalités locales, notamment la distance physique des banques et le fort taux de téléphones mobiles. Le mobile devient ainsi un support pour les services financiers. La BCEAO (Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest), avec sa plateforme d’interopérabilité, rendra bien entendu, les échanges d’argent encore plus fluides entre les différents acteurs.

Se tourner vers la question de l’éducation financière
Actuellement, l’un des plus grands défis du secteur, est l’éducation financière de la population. Au-delà de l’inclusion financière, il est aussi important d’éduquer les individus pour qu’ils sachent mieux épargner, gérer leur argent. Selon Daniel Dindji, cette responsabilité ne doit pas reposer uniquement sur les fintechs.
« L’éducation financière n’est pas l’apanage d’une seule fintech. Je pense même que c’est le rôle de l’état, de créer tout l’écosystème, l’environnement qu’il faut, pour que cela puisse se faire. Nous, en tant que fintech, aujourd’hui, on apporte déjà les solutions qui vont permettre aux populations de mieux gérer leur portefeuille, leur argent », dit-il.
Il a aussi souligné que pour un impact plus réel, il faut qu’il y ait la collaboration entre banques, entreprises, opérateurs et fintechs. Ce que l’on voit déjà avec les fintechs comme Djamo et Wave, qui se sont associées à des banques classiques telles que la BICICI ou la SGBCI. Ce qui donne aux utilisateurs la possibilité de réaliser des transferts fluides entre leur compte mobile et leur compte bancaire, et inversement.
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M. Gassama


































