Site icon Digital Mag Côte d'Ivoire : Le Média 100% digital

Côte d’Ivoire : Les entreprises télécoms et de jeux en ligne sous pression fiscale

Côte d’Ivoire  Les entreprises télécoms et de jeux en ligne sous pression fiscale

Côte d’Ivoire  Les entreprises télécoms et de jeux en ligne sous pression fiscale

L’argent n’aime pas le bruit. Mais, il y a du bruit autour du budget 2025 de la Côte d’Ivoire. Plusieurs entreprises sont mécontentes des mesures de l’annexe fiscale. Notamment celles des secteurs des télécoms et des jeux de hasard.

Le budget de Côte d’Ivoire s’élève à 15 339,2 milliards de F CFA en 2025, contre 13 720,7 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 11,8%. Un montant record qui inquiète les entreprises. Celles-ci redoutent et c’est un euphémisme, une forte pression fiscale à venir sur elles pour boucler ce budget. Ce 8 janvier, à la présentation des mesures de l’annexe fiscale aux entreprises, à son siège au Plateau, la CGECI a crié son ras-le-bol.

L’impôt sur le bénéfice des entreprises télécoms passe à 30%

Les modifications concernant les entreprises télécoms, par exemple. L’annexe fiscale souligne l’exigibilité immédiate de la TVA pour ces entreprises dès la facturation, et non plus lors de l’encaissement. Une pression de plus sur leur trésorerie. Ce qu’il faut comprendre : « La TVA, par le passé, était perçue sur l’encaissement et la facturation. Désormais, elle est entièrement perçue sur la facturation. Autrement dit, même si l’entreprise ne l’a pas encore encaissée, elle est obligée de déclarer et de payer la TVA ».

Il n’y a pas que ça dans les modifications concernant les entreprises télécoms. De 25%, l’impôt sur le bénéfice de celles-ci monte à 30%, soit une hausse de 5%. De quoi susciter une colère sourde des dirigeants de ces entreprises qui, on le sait, le font savoir loin des caméras. Il en est de même pour les entreprises de jeux de hasard dont la plupart sont en ligne. Le relèvement du taux de la taxe sur elles est pointé du doigt. Il est clair que cette mesure n’envoie pas un signal motivant aux investisseurs privés dans ce secteur où une douce imposition est demandée depuis longtemps.

Taux de pression fiscale général de 23-24%

 « Atténuer la pression fiscale sur les entreprises formelles. 13% de taux de pression fiscale, quand c’est payé par uniquement 60% et pas 100% des entreprises, ça revient à un taux de pression fiscale de 23-24% », fait savoir Stéphane Aka-Anghui, directeur exécutif de la CGECI. Pour Dominique Taty, président de la Commission juridique et fiscale de la Confédération, il faut favoriser un environnement propice à la croissance des entreprises, tout en garantissant des recettes suffisantes pour le budget national.

Et comment ? Elargissement de l’assiette fiscale à toutes les entreprises, rationalisation des contrôles fiscaux et politique fiscale favorable à l’investissement privé. Des solutions connues depuis trop longtemps. Or, comme le dit un sage : « Si le problème a une solution, il ne sert à rien de s’inquiéter, mais s’il n’y a pas de solution, s’inquiéter ne changera rien ». D’où l’entente difficile entre l’Etat et la CGECI. La CGECI, c’est la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire. Son président s’appelle Hamed Cissé.

K. Bruno

Quitter la version mobile