Dans un article précédent, nous parlions du besoin croissant des entreprises africaines en compétences technologiques, un constat relevé dans le rapport SAP 2025. Selon le même document, plus de 80% des entreprises africaines sont à la recherche de talents en cybersécurité. Le but : protéger, entre autres, les données et les infrastructures contre les menaces croissantes.
86% des organisations soulignent l’importance des compétences en cybersécurité
En Afrique, les compétences technologiques sont de plus en plus demandées dans les entreprises. Dans le récent rapport de SAP, les organisations interrogées ont relevé avoir besoin de profils spécialisés en compétences numériques au cours de ces douze derniers mois.
Cette demande se concentre particulièrement dans des régions comme l’Afrique du Sud avec un taux de 63%. Viennent ensuite le Kenya et le Nigeria. Dans ces pays, 40 à 43% des organisations constatent une augmentation significative de leurs besoins en compétences technologiques.

Mais parmi ces compétences technologiques, la cybersécurité est la plus prisée. 86% des entreprises interrogées mentionnent l’importance des compétences en cybersécurité. Ce qui en fait donc la compétence numérique la plus recherchée. La cybersécurité préserve les données sensibles, la confidentialité et assure la continuité des activités des entreprises et des organisations. Elle est suivie de près par l’intelligence artificielle (85%) et l’intelligence artificielle générative (83%).
Le cloud (79 %) et l’intégration d’IA (71 %) sont aussi très sollicités. Sans compter les domaines comme l’analyse de données et la transformation digitale, qui indiquent respectivement 66 % et 64 % d’après le rapport SAP. Une preuve que les entreprises africaines cherchent à innover en utilisant les nouvelles technologies.
Former aux métiers de la cybersécurité
Si ces compétences sont les plus recherchées, elles ne sont pas toujours disponibles au sein des entreprises. Pour combler ce besoin, les entreprises ont choisi de miser sur la formation pour permettre à leurs employés d’acquérir les savoirs qui leur faisaient défaut.
Selon le rapport SAP, 94 % des entreprises proposent désormais des formations au moins une fois par mois, contre 74 % dans le précédent rapport. Toutefois, une formation plus fréquente ne garantit pas forcément une meilleure qualification. 61 % des organisations veulent donc collaborer avec des établissements éducatifs pour renforcer l’offre en compétences.
Face aux enjeux du numérique, certains pays africains ont pris les devants avec des initiatives gouvernementales. Le Kenya, par exemple, est le premier pays en Afrique subsaharienne à intégrer le codage dès l’école primaire et secondaire. Le Nigeria, lui, a étendu ses programmes de robotique et de codage à plus de 2000 écoles, avec l’ambition d’ajouter l’intelligence artificielle. L’Afrique du Sud, elle, mise sur une stratégie globale pour former sa population aux compétences digitales et aux métiers d’avenir.
Le rapport relève également que malgré une population jeune et dynamique, l’Afrique peine à répondre à la demande en compétences numériques. Pour attirer et retenir les talents tech, les entreprises africaines mettent donc en avant certains avantages. 79 % d’entre elles, proposent des horaires de travail flexibles. 58 % offrent des postes entièrement à distance et 56 % des options hybrides. Cependant, le développement des compétences reste la priorité. Il est cité comme l’avantage principal par 90 % des personnes interrogées.