Le programme Work in Digital de Simplon Côte d’Ivoire a permis à cent jeunes de se former au métier de Digital Creator. Lors de la cérémonie de clôture, organisée le 19 février 2026 au Capitol Hôtel, Cyrille Amani, chef de projet de Simplon Côte d’Ivoire et pilote du projet Work in Digital nous a éclairés sur les enjeux de cette formation et les perspectives qu’elle ouvre.
100 jeunes formés au métier de Digital Creator. Quels sont ces métiers-là ?
Quand on parle de création de contenu, on parle d’abord de la conception d’un logo, de la charte graphique, donc de l’identité visuelle. Après ça, on a la stratégie de communication parce qu’après avoir fait un logo, si tu dois accompagner une entreprise sur le plan digital, il faut que tu puisses avoir ces compétences-là. Il y a ensuite la conception de maquettes parce que si une entreprise veut un site vitrine, il faut bien évidemment faire d’abord une maquette avant de pouvoir développer le site. Donc, il y la conception de maquettes, après la conception du site internet. C’est tout cela qui entre dans le cadre des différents blocs de compétences qui accompagnent ce programme de formation.
Quel est le processus de recrutement ?
La première phase, c’est l’appel à la candidature. C’est ce qu’on lance sur les réseaux sociaux. On donne la possibilité à tous ceux qui sont intéressés par le programme de s’inscrire. Il y a des conditions, c’est de 18 à 35 ans et avoir au minimum le Bac. La deuxième étape, c’est la réunion d’information. On convoque les jeunes et on leur explique le programme de formation, les débouchés, qu’est-ce qui va se passer durant toute la période de la formation. Après, il y a les tests en ligne, des tests techniques. On leur donne des tests en ligne pour voir un peu s’ils ont des notions sur le référentiel de formation.
Après ces tests, on les convoque aux entretiens physiques où on essaie de voir également s’ils peuvent tenir, on essaie d’étudier leurs profils. C’est suite à cela qu’on fait une sélection. Avant qu’ils ne rejoignent de façon officielle le programme de formation, on a deux semaines qu’on appelle la semaine de prairie. Au cours de ces deux semaines, on leur donne des projets. On veut voir, en fait, leur motivation, leur réactivité, voir si on leur donne un projet à réaliser en deux semaines, s’ils y parviendront. S’ils arrivent à le faire, ils passent et ils intègrent officiellement le programme de formation. Voici toutes les étapes à suivre.
Qu’est-ce qui différencie un jeune formé à Work in Digital des autres apprenants ?
Aujourd’hui, il faut dire qu’il y a une inadéquation du cursus de formation. On reçoit des apprenants, par exemple, des étudiants qui ont fait BTS informatique développeur d’applications, mais qui ne savent même pas développer une seule application. Simplon va sur la base de la pratique. Pendant tout leur cursus à Simplon, les jeunes travaillent sur des projets réels. On fait venir des entreprises qui expriment leurs besoins et, les jeunes apprenants-là, ils vont traduire ces besoins-là en solutions concrètes. On fait appel aux entreprises qui viennent voir le rendu de leur travail. Il faut dire que Simplon utilise la pédagogie active et on travaille sur des projets réels. Donc, c’est ce qui fait la différence. Aujourd’hui, on a même des étudiants d’autres universités qui viennent se former à Simplon.
L’intelligence artificielle prend de l’ampleur. Que répondez-vous à ceux qui disent pourquoi mettre de l’argent dans une formation si je peux tout confier à une machine ?
Là, il y a quelque chose à relever parce que si vous n’avez pas de notion dans le domaine dans lequel vous demandez des informations à l’IA, ça serait compliqué pour vous de filtrer cette information-là. Comme on l’a dit, on a reçu récemment des apprenants qui sont venus, qui ont réalisé des tests en ligne pour la formation de développeurs Data IA. Mais quand il n’y a plus d’ordinateur et qu’on leur donne une feuille et un stylo, on leur demande de nous expliquer le processus qu’ils ont utilisé pour pouvoir réaliser le test, ils ne peuvent pas. C’est dangereux en fait. C’est vrai qu’il faut utiliser l’intelligence artificielle, mais il faut comprendre ce que tu fais. L’IA vient ensuite comme un assistant pour t’accompagner.



































