En Côte d’Ivoire, de plus en plus de banques se digitalisent. Rencontré lors de la 1ère édition du Rise Up, Yves-Joël Esse, Secrétaire général de la BICICI, explique comment son établissement financier opère cette transformation.
Une plateforme digitale pour répondre aux besoins des clients de la BICICI
En 2025, les banques africaines transforment progressivement leurs services grâce au numérique. Une démarche qui s’accompagne de plusieurs avantages comme améliorer l’expérience client, rendre les opérations plus efficaces et plus rapides. D’ailleurs, l’édition 2024 du Rapport sur la transformation numérique du secteur bancaire africain indique que 76 % des banques classent la transformation numérique parmi les priorités absolues, du moins parmi les trois premières.
En Côte d’Ivoire, la BICICI, comme plusieurs autres acteurs bancaires et financiers, a mis en place une plateforme digitale entièrement dédiée à ses clients.
« On a une plateforme totalement digitale à la fois pour nos clients particuliers, mais aussi pour les entreprises, quelle que soit leur taille », révèle Yves-Joël Esse, Secrétaire général de la BICICI.
Cette plateforme digitale permet, dit-il, non seulement aux clients de la banque d’accéder à l’ensemble des services bancaires courants mais aussi d’effectuer leurs opérations sans avoir besoin de se déplacer en agence.
« Transferts entre comptes, virements nationaux ou internationaux, tout cela est possible via la plateforme », explique le Secrétaire général de la BICICI.
Preuve qu’avec la digitalisation, les clients peuvent gérer leurs opérations bancaires en pleine autonomie et de manière plus flexible. Du côté de la banque, cela aide à mieux maîtriser les risques et à travailler dans un environnement moderne et plus sain.
Défis de la digitalisation des services bancaires en Côte d’Ivoire
Yves-Joël Esse relève toutefois des défis auxquels les banques font face dans ce processus. Selon lui, des difficultés peuvent survenir pendant la période de modernisation du système informatique principal (Le Core Banking) de la banque. Il s’agit, précise-t-il, d’un processus complexe susceptible de créer des interruptions temporaires.
Un autre défi, celui des infrastructures numériques limitées dans le pays. En effet, le rapport sur « Les défis des infrastructures numériques en Afrique » de la Banque mondiale indique qu’une partie de la population africaine a encore du mal à profiter d’une connexion internet stable. Ce problème ralentit l’accès aux services financiers numériques, comme les banques en ligne. Il faut aussi noter le manque d’infrastructures numériques dans les régions éloignées qui augmente cette fracture. De même que le défi de cybersécurité. Même si en la matière, les banques ivoiriennes sont sûres.
En somme, la transformation digitale d’une banque va au-delà de l’utilisation d’outils numériques. C’est un changement qui touche toute l’entreprise, de sa façon de mettre en place les processus jusqu’à son fonctionnement interne. Elle est conditionnée par un prérequis, selon Yves-Joël Esse :
« C’est de disposer d’un socle technologique qui permette de pouvoir ajouter cette couche digitale. Et c’est ce dont la BICICI a essayé de se doter avec la migration informatique ».



































