Si, le marketing est une histoire de stratégie sur un marché compétitif comme celui de la fintech en Côte d’Ivoire. Alors certains fintechs ne manquent pas d’imagination pour rester toujours compétitif sur le marché. Le cas de Djamo et Wave.
Nous partageons avec vous l’analyse de la stratégie marketing des fintechs Djamo et Wave dans la promotion des leurs services de paiement par QR Code. Par Par Jean Titus Senami Mire Alavor Responsable marketing chez Kyaro events.
Djamo vs Wave une histoire de marketing et de compétitivité
Il part d’un constat simple : Djamo propose le service de paiement par QR code depuis 2024. Mais presque personne ne le sait. Pour lui, ce n’est pas un problème de technologie, c’est un échec de diffusion marketing.
Parce que selon lui en Afrique, le QR code joue le même rôle que le NFC (Apple Pay) en Europe : le levier clé pour ancrer un moyen de paiement dans les usages quotidiens. Il explique que pendant que Wave rend son service de paiement par QR omniprésent sur le terrain, Djamo laisse un produit stratégique dans l’ombre. Comme résultat : Wave capte l’habitude et le volume, et renforce sa position avec une carte à 1 % de frais.
L’usage prime toujours sur la technologie dans la fintech
Selon ses explications, un bon produit sans visibilité ne concurrence rien et la bancarisation se gagne dans l’usage, pas dans les features cachées. avant d’ajouter qu’il faut une véritable stratégie pour que les Ivoiriens adoptent massivement le paiement par QR code. Parce que c’est un usage simple, rapide et parfaitement adapté au terrain.
Selon son constat, ce qui est difficile à comprendre, c’est que Djamo dispose déjà de cette solution, mais sans réelle stratégie de diffusion ni de pédagogie autour du produit. Pendant ce temps, Wave avance et risque de reproduire face à Djamo ce qu’il a déjà fait face à Orange et à d’autres acteurs.
Il conclu que dans les usages des paiements, l’usage prime toujours sur la technologie. Et l’usage se construit par la stratégie, pas par la simple existence d’un produit.
Source : Jean Titus Senami Mire Alavor
