Google et le gouvernement sénégalais ont conclu un accord pour la création du premier Cloud souverain d’Afrique de l’Ouest. Le principal objectif de ce stockage est de protéger les données sensibles de l’État.
Le Sénégal creuse l’écart dans la course au développement numérique. Le pays a franchi un cap avec la signature d’un protocole d’accord entre le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique et Google. Ce partenariat a pour objet la mise en place du premier Cloud souverain de cette partie du continent. C’est un pas de géant vers la protection des données sensibles de l’État, des entreprises locales et des particuliers. Cette infrastructure permettra de répondre aux demandes croissantes des administrations et du secteur privé sénégalais et garantira une gestion sécurisée et localisée des données stratégiques.
Renforcement de la connectivité numérique
Cette initiative figure dans le New Deal Technologique, qui est une stratégie nationale axée sur le renforcement de la connectivité numérique, la démocratisation de l’accès à Internet et la stimulation de l’innovation. Les ambitions du Sénégal sont le développement des compétences concernant le Cloud computing, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Ce projet de Cloud souverain va réduire la dépendance vis-à-vis des infrastructures étrangères et offrir au Sénégal un contrôle accru sur ses données. En sus, le pays a lancé des discussions avec NVIDIA et META, pour collaborer sur l’IA et le développement de supercalculateurs.
Qu’est-ce qu’un Cloud souverain ?
Le Cloud souverain est un type de services de Cloud computing qui s’adapte aux particularités juridiques d’un pays ou d’une région en ce qui concerne le traitement et le stockage des données. En clair, il s’agit d’un environnement dans lequel l’hébergement et le traitement des données sont réalisés dans les limites du territoire national, par des entités de droit local, conformément aux lois et normes en vigueur. L’hébergement local des données permet aux entreprises et aux gouvernements de contrôler leur accès et leur utilisation. Cela réduit les risques liés à la sécurité et à la confidentialité.
James Kadié




































