L’adoption de l’intelligence artificielle avance à pas de tortue en Côte d’Ivoire certes, mais ce sont des pas de géant. Pour la première fois, un artiste ivoirien réalise une production audiovisuelle faite de bout en bout par des outils d’intelligence artificielle. C’était un pari risqué, mais un pari réussi. L’artiste n’en est pas à son coup d’essai. Il avait déjà intégré des séquences animées par l’IA dans son clip « Banger », sorti en décembre 2024.
L’intelligence artificielle au service de la music en Côte d’Ivoire
Le recours à l’IA dans la production d’un clip musical replace les pièces sur l’échiquier culturel. Les artistes doivent actualiser leurs process et monter dès maintenant dans le train de cette nouvelle révolution. Dans la foulée, Amee Slam, artiste slameuse, a publié un clip (Mon cœur s’est perdu) totalement fait par IA, quelques jours après la prouesse de Himra. Les artistes locaux ont donc tout à gagner à intégrer cette nouvelle technologie dans leurs différents processus de création, du studio d’enregistrement aux clips vidéo. Cela pour plus d’originalité, mais surtout pour un gain de temps et d’argent, qui sont les principaux obstacles dans la production d’œuvres musicales.
MTR AI, l’agence spécialisée dans des contenus par IA
Le clip « Daddy » a été réalisé par MTR AI, une agence française spécialisée dans la production de contenus audiovisuels grâce à l’intelligence artificielle pour un tarif de 2000 euros la minute, soit environ 1 312 000 FCFA. MTR AI a collaboré avec d’autres artistes, à savoir Leto, Kerchak (Fake, Grabuge), Kekra (Bord•el) et Dadju, pour la direction artistique de son documentaire « Ça va bien se passer ». L’agence est experte en publicité, animation, clips musicaux et la scénographie, le tout à partir de process basés sur l’intelligence artificielle.
James Kadié




































