Abidjan, capitale de l’Intelligence artificielle (IA) en Afrique ? Tout porte à le croire. Après le Salon international de l’intelligence artificielle, de la défense et de l’espace (SIADE), les 20 et 21 février 2025, au Parc des expositions d’Abidjan, les premières Journées de l’intelligence artificielle (JIA) se tiennent, toujours à Abidjan, du 25 au 28 février 2025, au Sofitel Hôtel Ivoire.
Experts, chercheurs, innovateurs, partenaires stratégiques et décideurs engagés dans la transformation numérique du continent sont réunis dans la capitale économique ivoirienne pour échanger, encore une fois, autour des avancées et des perspectives de la technologie de l’intelligence artificielle en Afrique. Et tous sont allés de leurs éloges à l’IA. A commencer par Jérôme Ribeiro, co-président du comité d’organisation des JIA 2025 et fondateur de Human AI : « La Côte d’Ivoire est en marche vers l’excellence technologique et l’innovation mondiale ».
L’intelligence artificielle dans le quotidien des Ivoiriens
Selon lui, l’IA n’est plus une ambition mais une réalité qui est parfaitement intégrée dans le quotidien des Ivoiriens. « L’IA n’est plus une option mais un levier de développement économique. L’Afrique est le berceau de l’humanité mais aussi son avenir. Nous sommes tous acteurs de cette révolution », a-t-il souligné. Avant d’inviter les entrepreneurs, les étudiants, les chercheurs, les commerçants, les ambassadeurs ivoiriens à se lancer dans la compétition de l’intelligence artificielle, mais surtout à la remporter comme ils ont remporté, avec brio, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football, en février 2023, à Abidjan.
Il a été rejoint par Jessica Davis Bâ, ambassadrice des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, qui a appelé les Africains à prendre des risques pour tirer profit de l’immense potentiel de l’IA. Tout en relevant que cette technologie est une grande opportunité, un levier d’innovation économique, un moteur de création d’emplois, un vecteur de sécurité nationale, un instrument de santé publique et un moyen puissant de liberté d’expression. « L’IA permet d’améliorer l’efficacité énergétique, de moderniser les services, de créer des opportunités commerciales, de transformer les économies pour atteindre le progrès partagé », a-t-elle soutenu.

L’Afrique doit écrire sa propre histoire dans l’IA
« C’est une force transformatrice, elle représente l’avenir et les Etats-Unis l’ont bien compris. C’est pourquoi ils sont à l’avant-garde de l’innovation en matière d’IA et sont déterminés à travailler avec des partenaires qui partagent cette vision », a-t-elle dit. « Les Journées de l’intelligence artificielle ne sont pas un exercice académique. Nous voulons léguer une Afrique capable d’écrire sa propre histoire dans l’IA qui n’est pas une simple innovation mais un levier de transformation, un pilier de création de richesses », a renchéri Malik Morris Mouzou, président du Conseil international de l’intelligence africaine (CONIIE) et co-organisateur des JIA.
Stéphane Kounandi Coulibaly, directeur de l’innovation des startups et du secteur privé, représentant le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, y a ajouté son grain de sel en précisant que l’avenir de l’IA, c’est maintenant. « C’est une technologie qui avance à vitesse figurante et celui qui veut attendre sera laissé pour compte. Il est essentiel pour les pays, notamment la Côte d’Ivoire de mettre en place une stratégie nationale d’IA afin de pouvoir positionner la Côte d’Ivoire et l’Afrique sur l’échiquier mondial de l’IA », a-t-il conclu.
Eugène Yao




































