Pour la souveraineté numérique et l’écosystème d’IA de l’Afrique, la GSMA, en partenariat avec des opérateurs de premier plan, des entreprises technologiques, des instituts de recherche et des pôles d’innovation à travers le continent, a annoncé à la fin de l’année dernière une collaboration à l’échelle du continent pour développer des modèles de langage d’IA africains.
Les principaux opérateurs mobiles africains et l’écosystème de l’IA s’unissent pour accélérer le développement d’une IA africaine inclusive. Objectif, construire l’avenir numérique de l’Afrique.
Les principaux partenaires comprennent
Airtel,
MTN,
Vodacom,
Orange,
Technologies du manioc,
Ethio Telecom,
Qhala,
Lelapa IA,
Centre des langues africaines de Masakhane,
Awarri,
Axian Telecom,
Pawa IA,
Centre africain de recherche sur la population et la santé (APHRC), et Alliance mondiale des bacs à sable.
Sous l’ambition commune « Modèles de langage IA en Afrique, par l’Afrique, pour l’Afrique », l’initiative vise à combler le fossé linguistique de l’Afrique en matière d’IA, en veillant à ce que les voix, les cultures et les connaissances du continent soient pleinement représentées dans l’avenir numérique mondial.
2 000 langues, pourtant seule une fraction est prise en charge par les systèmes d’IA
Ce faisant, les partenaires espèrent donner aux entreprises, aux gouvernements et aux communautés les moyens de créer des applications d’IA adaptées aux réalités africaines, allant des soins de santé et de l’éducation à la prestation de services publics, à l’expérience client et aux industries créatives.
« L’Afrique compte plus de 2 000 langues, pourtant seule une fraction est prise en charge par les systèmes d’IA actuels », constate la GSMA. « Ce manque d’inclusion risque d’aggraver les fractures numériques et économiques existantes. Grâce à des modèles linguistiques conçus par des Africains, nous pouvons bâtir une technologie qui reflète véritablement la diversité de notre continent. »
Cette annonce fait suite à une étude de faisabilité menée par la GSMA et ses membres régionaux, qui a confirmé que les modèles de langage d’IA développés par l’Afrique sont à la fois techniquement réalisables et économiquement viables. L’étude a toutefois souligné que le succès repose sur un leadership collectif, des investissements et une collaboration, et non sur des efforts fragmentés.
Construire l’avenir numérique de l’Afrique
L’étude a identifié quatre domaines critiques nécessitant une attention particulière : les données, la puissance de calcul, les talents et les politiques publiques. Cette collaboration mobilisera les opérateurs, les gouvernements, les chercheurs, les fournisseurs de technologies, les investisseurs et les partenaires au développement afin de combler ces lacunes et d’accélérer le développement de l’IA sur le continent.
Pour concrétiser cette vision, des groupes de travail dédiés seront mis en place afin de générer des progrès mesurables autour de ces quatre piliers. Les partenaires se sont engagés à partager régulièrement leurs résultats et les enseignements tirés lors des événements de la GSMA, garantissant ainsi la transparence et la pérennité des efforts.
Les modèles d’IA entraînés sur des langues africaines
En créant des modèles d’IA entraînés sur des langues africaines et des ensembles de données locaux, cette initiative vise à proposer des solutions d’IA adaptées au contexte africain, favorisant ainsi l’innovation et le développement des industries africaines. Au-delà de la technologie, il s’agit également de renforcer la souveraineté numérique de l’Afrique, lui permettant de maîtriser les outils qui façonnent son avenir.
La GSMA invite les startups, le monde universitaire, la société civile, les industries créatives, les donateurs et les acteurs technologiques mondiaux à rejoindre cette initiative.
Source : GSMA



































