Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a confirmé qu’il cessera de délivrer de nouveaux certificats d’engagement pour visa Start-Up après le 31 décembre 2025 et a déjà suspendu les demandes de permis de travail liés à un visa de démarrage. Concrètement, cela exclut immédiatement la plupart des nouveaux fondateurs du programme.
Pourquoi le Canada suspend le programme Visa Start-Up ?
Cette situation fait suite à des mois de difficultés au sein du système d’immigration d’affaires canadien. Fin 2025, la file d’attente pour les visas Start-up avait atteint plus de 6 700 demandes, les délais de traitement dépassant trois ans. Les responsables admettent désormais que le programme était devenu trop vaste, produisant des résultats inégaux et une création d’emplois limitée dans certains cas.
Du point de vue d’Ottawa, cette pause vise à reprendre le contrôle et à repartir à zéro. IRCC affirme avoir besoin de temps pour traiter les dossiers en cours et repenser sa stratégie d’attraction des fondateurs étrangers. Le programme de remplacement, prévu pour 2026, s’inscrira dans le cadre de la Stratégie canadienne d’attraction des talents et devrait cibler les entrepreneurs disposant d’un financement plus important, de plans d’affaires plus clairs et d’une plus grande probabilité d’impact économique à long terme.
Quoi de neuf pour le nouveau projet pilote pour les entrepreneurs
Ce qui change dès maintenant est simple : seuls les fondateurs déjà au Canada, titulaires d’un permis de travail spécifique pour les VUS, peuvent demander une prolongation de leur permis, et ils seront prioritaires pour l’obtention de la résidence permanente s’ils respectent les objectifs annuels d’immigration.
Toute personne souhaitant intégrer le programme après 2025 sera refusée, à une exception près. Les entrepreneurs ayant obtenu un certificat d’engagement avant la fin de l’année, mais n’ayant pas encore déposé de candidature, peuvent toujours le faire, à condition de le faire avant le 30 juin 2026.
Passé ce délai, il n’y aura plus de suite. IRCC a également maintenu la suspension du Programme des travailleurs autonomes, ce qui indique que le Canada repense l’immigration d’affaires dans son ensemble, et pas seulement le visa de démarrage d’entreprise.
Le Plan canadien des niveaux d’immigration 2026-2028 vise à maintenir le nombre d’admissions de résidents permanents à environ 500 000 par année, tout en réduisant celui des résidents temporaires. Le gouvernement fédéral a plafonné le nombre d’étudiants internationaux admis, instauré des quotas provinciaux et relevé les exigences relatives au fonds d’établissement pour les travailleurs qualifiés. Selon IRCC, le nombre de titulaires de permis d’études est passé de plus d’un million début 2024 à environ 725 000 en septembre 2025.
Les investisseurs et les organismes s’inquiètent
Les fondateurs d’entreprises technologiques peuvent toujours utiliser le Programme des talents internationaux pour immigrer rapidement s’ils développent une entreprise existante. D’autres continuent de privilégier les programmes d’études comme tremplin vers la résidence permanente.
Les investisseurs et les organismes désignés soutenant les candidats au visa Start-up s’inquiètent du blocage des financements et de la situation précaire des fondateurs. Les candidats en attente de dossier sont confrontés à des délais stricts. Pour ceux qui ne font pas partie du système doivent désormais patienter pour obtenir des précisions sur un projet pilote qui s’annonce plus rigoureux et beaucoup plus sélectif. Le Canada souhaite toujours avoir des entrepreneurs, mais en plus petit nombre, et seulement à des conditions qu’il juge susceptibles d’apporter des retombées économiques.
Source : Gouve Canada.ca




































