Un rapport de la GSMA, publié le 09 février 2026, révèle que les fréquences basses permettent d’élargir la couverture et d’optimiser les débits pour les zones rurales. Ce qui permettrait d’avoir une meilleure connectivité. Qu’est-ce que cela signifie en des termes plus clairs ?
28 % moins de chances d’utiliser l’internet mobile
Le spectre (ou spectre radioélectrique) désigne les ondes invisibles qui voyagent dans l’air pour transporter les données entre les téléphones et les antennes des opérateurs.
Le rapport intitulé « Spectre et connectivité rurale », publié ce 09 février 2026, avance que l’accès à un spectre inférieur à 1 GHz est l’un des moyens les plus efficaces pour optimiser la couverture, la qualité et le coût des services mobiles dans les zones non urbaines.
Il faut savoir que malgré les politiques mises en place, les populations rurales restent nettement désavantagées face au numérique. L’analyse de la GSMA révèle qu’elles ont 28 % moins de chances d’utiliser l’internet mobile que les citadins et 30 % moins de chances d’accéder régulièrement à des services en ligne comme la messagerie, la banque ou l’éducation.
Même quand la connexion existe, la qualité du réseau reste insuffisante, ce qui freine leur participation à l’économie numérique. Le rapport indique que les basses fréquences sont essentielles pour améliorer cette situation. La raison en est qu’elles couvrent de plus longues distances et pénètrent mieux dans les bâtiments. Les habitants des zones rurales y sont déjà très dépendants. Ils passent plus de deux fois plus de temps connectés à ces fréquences que les urbains, que ce soit en 4G ou en 5G.
« Réduire la fracture numérique entre les zones urbaines et rurales nous permet d’offrir à tous les mêmes opportunités numériques, quel que soit leur lieu de résidence », a déclaré Luciana Camargos, responsable du spectre à la GSMA.
Les 4 recommandations clés de la GSMA pour une meilleure connectivité en zone rurale
La GSMA invite donc les gouvernements à placer le spectre des basses fréquences au centre de leurs politiques pour lutter contre la fracture numérique. Elle recommande un certain nombre d’actions. Dans un premier temps, attribuer en priorité ces fréquences aux services mobiles afin d’élargir la couverture et d’améliorer les débits.
Elle suggère aussi d’opter pour une tarification abordable, adaptée aux réalités économiques. Cela va encourager des investissements durables dans les réseaux ruraux.
Enfin, la GSMA appelle à faciliter le partage volontaire des réseaux et à alléger les coûts réglementaires liés à la planification et à l’accès aux sites.
Le rapport explique qu’une meilleure couverture en zones rurales aiderait à booster la productivité dans des secteurs clés comme l’agriculture et les transports. Ce qui a un impact positif sur les économies locales car on accède plus facilement aux marchés, aux services et à l’information.
Source : Rapport GSMA



































