Les 5 cinq piliers essentiels de l’IA selon le rapport de Microsoft sur la diffusion de l’IA

Il s’agit de comprendre comment fonctionne l’IA, comment l’appliquer dans le travail ou la vie quotidienne, et comment s'en servir avec un esprit critique

Les 5 cinq piliers essentiels de l'IA selon le rapport de Microsoft sur la diffusion de l'IA

Les 5 cinq piliers essentiels de l'IA selon le rapport de Microsoft sur la diffusion de l'IA

Dévoilé en novembre 2025, le rapport de Microsoft sur la diffusion de l’IA dans le monde, révèle les éléments clés sur lesquels repose le fonctionnement de cette technologie émergente. Digital Mag vous fait un petit résumé.

1) L’électricité

L’électricité est un élément très important pour l’utilisation de l’IA. Un accès fiable à l’énergie et à l’électricité est indispensable pour alimenter les appareils mais surtout les centres de données et les entreprises.

Si la population n’a pas accès de façon régulière à l’électricité, elle ne peut pas pleinement contribuer à l’économie numérique ou encore se connecter à internet.

Certains pays d’Afrique subsaharienne, indiquent des déficits d’accès à l’électricité. Ce qui fait que la région représente à l’heure actuelle, plus de la moitié de la population mondiale sans électricité. Sur le plan mondial, ce sont plus de 750 millions de personnes qui ne peuvent pas bénéficier de l’électricité. Ce qui en fait des individus exclus de l’économie numérique.

2) Les centres de données

Les grands modèles de langage ont besoin d’une énorme puissance de calcul pour être entraînés. Ils nécessitent aussi une infrastructure solide pour fonctionner au quotidien. L’usage de ces modèles, appelés inférence, se fait le plus souvent dans le cloud. Mais cela ne veut pas dire que chaque pays doive forcément posséder son propre centre de données. Techniquement, n’importe quel pays peut accéder aux services d’IA hébergés ailleurs. Cependant, dans la pratique, la proximité des centres de données reste un facteur qui a son importance.

Selon le rapport, quand les centres de données sont proches des utilisateurs, les échanges d’information deviennent plus rapides. Cela réduit le temps de réponse et améliore l’expérience des applications. La proximité permet aussi de limiter les coûts de bande passante et d’optimiser le réseau. Ce qui explique par ailleurs que de plus en plus de lois imposent que certaines données sensibles, comme celles de la santé ou des finances, soient stockées localement, dans le pays.

C’est la raison pour laquelle que les gouvernements et les entreprises investissent de plus en plus dans des centres de données proches des citoyens et des clients.

3) Internet

L’accès à Internet est un autre facteur qui joue un rôle considérable dans l’adoption de l’IA. Partout dans le monde, plus la connectivité avance, plus l’utilisation de cette technologie augmente. En Zambie, par exemple, seuls 12 % de la population se servent de l’IA. Mais ce chiffre atteint 34 % chez ceux qui possèdent une connexion, soit près de trois fois plus.

On fait le même constat dans de nombreux pays où l’accès au réseau reste limité. On peut citer le Pakistan, le Zimbabwe, la Gambie, le Kenya et même la Côte d’Ivoire. La connectivité est donc essentielle pour jouer sa part dans l’économie numérique et profiter des opportunités offertes par l’IA.

4) Les compétences numériques

Pour contribuer pleinement à une économie portée par l’IA, le rapport dit qu’il faut maîtriser certaines compétences numériques et techniques. Sans elles, seuls quelques groupes pourraient profiter de ces outils. Avoir les bases du numérique est donc une chose indispensable pour employer l’IA de façon productive et responsable. C’est-à-dire naviguer sur les plateformes numériques, vérifier l’information et interagir en toute sécurité en ligne.

Mais cela demande des compétences supplémentaires. Ici, il s’agit de comprendre comment fonctionne l’IA, comment l’appliquer dans le travail ou la vie quotidienne, et comment s’en servir avec un esprit critique.

Si pour certains, cela signifie une reconversion professionnelle, pour d’autres, c’est l’occasion d’entrer dans de nouveaux métiers liés à la science des données ou à l’ingénierie de l’IA.

5) Le langage

A la différence des technologies passées, l’IA s’appuie sur les données, et surtout sur le langage humain. Pourtant, la moitié des contenus sur l’IA est en anglais, alors que seulement 5 % de la population mondiale maîtrise cette langue.

Les langues peu présentes en ligne disposent de moins de ressources. Au Malawi, par exemple, moins de 4 % de la population parle couramment anglais. La majorité s’exprime en chichewa ou chitumbuka, des langues presque absentes du web. Même avec l’électricité, Internet et des compétences numériques, l’IA reste inaccessible si elle n’est pas disponible dans la langue des utilisateurs.

L’étude précise que les pays avec peu de ressources linguistiques adoptent l’IA 20 % moins vite que ceux mieux dotés. Les modèles les plus avancés atteignent environ 80 % de précision en anglais, mais tombent sous les 55 % pour des langues comme le yoruba, parlé par plus de 50 millions de personnes au Nigeria.

 

Source : Rapport de Microsoft sur la diffusion de l’IA

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