Le numérique ne sera plus un mystère pour les élèves du préscolaire et du primaire. Dès la rentrée scolaire 2025-2026, ils commencent les apprentissages. De même que leurs ainés de l’Université de Daloa qui veulent aussi apprendre l’IA. En attendant, Ivoire Tech Forum s’ouvre ce 9 juillet 2025 avec ceux qui en savent davantage sur les solutions tech innovantes. Pendant ce temps, les sous-préfets se forment sur la digitalisation de l’état civil avec l’ONECI. C’est le Top 5 de l’actualité digitale en Côte d’Ivoire du 30 juin au 6 juillet 2025.
Côte d’Ivoire : Le numérique enseigné au préscolaire et au primaire dès la rentrée 2025-2026

A partir de la rentrée scolaire 2025-2026, le numérique fait son entrée dans le curricula d’apprentissage des élèves du préscolaire et du primaire en Côte d’Ivoire. Ainsi en a décidé la ministre de
l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mariétou Koné, le 30 juin 2025, lors d’une séance de travail avec le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana. Cette décision est la suite logique de l’introduction de l’enseignement des TIC dans le secondaire en 2024.
La réforme, qui est issue des États généraux de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, bénéficiera du soutien de la Banque mondiale. Elle vise ainsi à familiariser les tout-petits avec les outils digitaux dès leurs premières années d’apprentissage, à jeter les bases de la citoyenneté numérique et surtout à préparer les élèves aux compétences numériques qui font cruellement défaut au pays dans un monde plus digitalisé que jamais. La ministre Mariétou Koné a exprimé sa gratitude à la Banque mondiale pour son soutien dans la mise en œuvre des recommandations des Etats généraux de l’Education nationale et de l’Alphabétisation de la Côte d’Ivoire.
Côte d’Ivoire : L’ONECI forme les sous-préfets du Haut-Sassandra à la digitalisation de l’état civil

L’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI) a ouvert une session de formation sur la digitalisation et la lutte contre la fraude documentaire, le jeudi 3 juillet 2025, à Daloa, à l’intention d’une vingtaine de sous-préfets de la région du Haut Sassandra, après celle des agents d’état civil qui s’est achevée la veille mercredi. La formation des officiers d’état civil a pour objet de leur faire revisiter la loi de 2018 sur l’état civil et à améliorer leur habileté à utiliser le Logiciel national de gestion de l’état civil (CityWeb), déployé dans la région, il y a deux ans.
La session de formation s’inscrit également dans le cadre du projet national « Appui à la digitalisation de l’état civil et à la lutte contre la fraude documentaire ». Selon le chef du projet état civil à l’ONECI, Dr. Affessi Affessi, les sous-préfets rencontrent plus de difficultés dans la gestion des actes d’état civil à partir du logiciel, en partie, parce qu’ils officient en zone rurale, contrairement aux officiers d’état civil en poste dans les mairies.
La formation devrait faciliter l’enregistrement fiable et régulier des naissances, des mariages et des décès, en vue de la mise en place du Registre national des personnes physiques. A terme, le projet devrait permettre non seulement de lutter efficacement contre la fraude à l’état civil, mais aussi de mettre à la disposition du gouvernement une base de données qui reflète les données démographiques et permette de planifier le développement.
Côte d’Ivoire : L’Université Lorougnon Guédé de Daloa va intégrer l’IA dans ses activités pédagogiques

Des universitaires ont proposé, le 1er juillet 2025, la mise en place d’un programme éducatif intégrant l’intelligence artificielle dans les activités pédagogiques et de recherche de l’Université Jean Lorougnon Guédé (UJLoG) de Daloa, à l’issue d’un atelier de formation consacrée à cette technologie. Après avoir exploré ses concepts et parcouru ses possibilités, les chercheurs et enseignants-chercheurs issus de l’UJLoG, ont estimé que l’intelligence artificielle pouvait offrir aux universités de nouvelles perspectives et devenir un levier d’innovation pédagogique, scientifique et sociale.
Dans cette perspective, la création d’une unité de valeur (UV) transversale dénommée « IA-pratique universitaire » a été proposée. Celle-ci s’inscrit dans l’adaptation de la formation et de la recherche aux mutations et aux défis d’un environnement mondial de plus en plus dominé par le numérique et les machines intelligentes. Mais aussi dans la préparation des étudiants et universitaires à saisir les opportunités dans ce nouvel environnement pour optimiser la gouvernance de l’université de Daloa, améliorer la qualité de son enseignement et accélérer la recherche scientifique.
Côte d’Ivoire : 1000 participants attendus à Ivoire Tech Forum, du 9 au 11 juillet 2025

Face à la presse, le 3 juillet 2025, la directrice de cabinet adjointe du ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation, Rokia Fofana, a présenté les grandes lignes d’Ivoire Tech Forum prévu du 9 au 11 juillet 2025, à Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. « Ivoire Tech Forum est conçu comme le grand carrefour de la tech en Côte d’Ivoire. Une opportunité pour exposer au monde les avancées numériques portées par l’État, les startups, les entreprises locales et les porteurs de projets », a-t-elle déclaré.
« Le forum se veut une vitrine du dynamisme de l’écosystème tech ivoirien, fortement boosté ces dernières années par des réformes. Santé, éducation, agriculture, culture, cybersécurité, intelligence artificielle, plateformes numériques… aucun secteur n’échappe à cette dynamique transversale », a-t-elle souligné. Conférences, panels, tables rondes, master-class, sessions de pitch pour les porteurs de projets, expositions de startups et rencontres B2B rythmeront ces trois jours.
Des thématiques phares comme la 5G, les satellites, ou encore l’IA seront au cœur des débats. Un livre blanc issu des recommandations des experts sera produit à l’issue des travaux. « Nous avons dépassé les quotas prévus. L’engouement est là. La jeunesse est au rendez-vous, et ce forum est le leur », a insisté Mme Fofana qui invite startups, étudiants, investisseurs, recruteurs et curieux à se joindre à Ivoire Tech Forum où plus de 1000 participants, exposants et visiteurs, sont attendus.
Côte d’Ivoire : Evaluation des champs électromagnétiques à Boundiali et Odienné (AIGF)

Les niveaux de champs électromagnétiques mesurés à Boundiali sont « largement » inférieurs aux seuils recommandés par les normes internationales et ne présentent pas de risque pour la santé. C’est ce qu’a indiqué, le 1er juillet 2025, la conseillère technique du directeur général de l’Agence ivoirienne de gestion des fréquences (AIGF), Christiane Yangni-Angaté, lors d’une rencontre d’information, à l’hôtel communal de Boundiali. Cette rencontre a permis de restituer les résultats d’une campagne de mesure conduite dans le cadre de l’opération « AIGF TOUR ». Selon la conseillère technique, les mesures réalisées ne révèlent aucun danger pour les habitants.
Comme à Boundiali, les populations d’Odienné ont été rassurées sur les niveaux d’exposition aux ondes électromagnétique qui restent aussi en deçà des seuils fixés par les normes nationales et internationales, lors de la restitution des résultats des études de l’AIGF, le 28 juin 2025, à la salle des réunions de la mairie. AIGF TOUR a pour objet d’informer les populations sur les niveaux d’exposition aux ondes électromagnétiques générées par les antennes relais, les téléphones mobiles, les box Wi-Fi et autres dispositifs connectés. Au cœur des préoccupations, la santé publique et le respect des normes techniques en matière de fréquences radioélectriques.
La BCEAO autorise la fintech InTouch à opérer dans la zone UEMOA

La fintech panafricaine spécialisée dans les paiements et la distribution de services, InTouch, a obtenu de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) plusieurs agréments pour exercer dans des Etats de l’espace économique et monétaire sous régionale, rapporte un communiqué. Selon ce communiqué, ces agréments concernent la licence d’Établissement de monnaie électronique (EME) au Sénégal et le statut d’Établissement de paiement (EDP) en Côte d’Ivoire, au Mali et au Burkina Faso.
La fintech a également été autorisé à opérer en tant qu’Établissement de transfert d’argent en Guinée par la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), et comme Fournisseur de services de paiement (PSP) en Tanzanie, selon l’approbation de la Bank of Tanzania (BOT). Ces autorisations permettent à l’entreprise d’exercer ses activités dans le respect des réglementations locales en matière de services financiers et de transfert de fonds.



































