Le plus gros évènement numérique à venir en Côte d’Ivoire est le Marché africain des solutions spatiales (MASS), du 6 au 8 mai 2025. Ce marché alimente l’actualité digitale, de la semaine du 14 au 20 avril 2025, avec le lancement de l’appel à candidatures du Hackathon pré-MASS. Le Forum IvoirTech du 9 au 11 juillet 2025 n’est pas en reste. La visite du ministre Kalil Konaté à l’ANSSI et l’ARTCI qui s’active à redynamiser son système de production de statistiques, non plus.
Lancement de l’appel à candidatures du Hackathon du Marché africain des solutions spatiales (MASS)

L’Agence spatiale africaine (AFSA) et ses partenaires à l’organisation du Marché africain des solutions spatiales (MASS), du 6 au 8 mai 2025, à Abidjan, ont lancé, le 17 avril 2025, à l’Université Houphouët-Boigny de Cocody, l’appel à candidatures du Hackathon en prélude au MASS. Ce hackathon auquel collabore le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celui de la Transition numérique et de la Digitalisation veut mobiliser les talents africains autour du thème : « TIC et observation de la terre pour la gestion territoriale et la sécurité des infrastructures ».
L’appel à candidatures permettra de sélectionner dix équipes finalistes entre le 26 et le 30 avril 2025. Un pitch est prévu le 2 mai 2025, suivi de la finale du 6 au 8 mai 2025 à Abidjan, dans le cadre du MASS.
Le concours est ouvert aux étudiants, chercheurs, développeurs, ingénieurs, start-ups et collectivités africaines, invités à constituer des équipes pluridisciplinaires pour proposer des solutions numériques innovantes au service de la gestion territoriale et de la sécurité des infrastructures critiques.
En savoir plus sur le sujet : Côte d’Ivoire : Un hackathon doté de 500 millions FCFA avant le Marché africain des solutions spatiales (MASS)
Kalil Konaté demande à l’ANSSI d’intensifier la lutte contre la cybercriminalité

Le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Ibrahim Kalil Konaté, a appelé l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) à intensifier la lutte contre la cybercriminalité, lors d’une visite de travail, le 16 avril 2025, au siège de l’Agence. Il a salué l’engagement du directeur général, le colonel Guelpetchin Ouattara, et celui du général Philippe Mangou, président du conseil de surveillance, qui a permis l’évolution de la Direction de l’informatique et des traces technologiques, créée en 2011, en une agence nationale de cybersécurité en 2024.
Le ministre a insisté sur l’intensification de la sensibilisation des populations, notamment sur les infractions récurrentes observées sur les réseaux sociaux, telles que l’atteinte à la dignité humaine, le chantage, l’escroquerie et la diffamation.
L’ANSSI est chargée de la coordination et de la gestion des crises de cybersécurité, des actions de protection des infrastructures critiques et des systèmes d’information aussi bien publics que privés. Elle pilote, par ailleurs, les processus de prévention, de protection, de surveillance, de détection et de réponse aux incidents numériques majeurs.
En savoir plus sur le sujet : Le Ministre Kalil KONATÉ visite l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI)
Le Forum IvoirTech annoncé en Côte d’Ivoire du 9 au 11 juillet 2025

Le sous-directeur du développement de l’entrepreneuriat et des startups technologiques au ministère ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation, Mme Alexia Amichia, a annoncé le mercredi 16 avril 2025, à Marrakech, au Maroc, en marge du Gitex Africa 2025, la tenue d’IvoirTech Forum du 9 au 11 juillet 2025, à Abidjan. Selon elle, il s’agira de réunir les acteurs de l’écosystème des startups et autres, lesquels sont en plein essor en Côte d’Ivoire et sur le continent africain.
Pour le reste, elle est revenue sur la création du Hub Ivoire Tech qui a pour objet de stimuler l’innovation locale. Pour elle, ce sera le premier incubateur étatique à offrir un accompagnement structuré aux entrepreneurs en phase de démarrage.
Au-delà, elle a insisté sur les efforts du gouvernement pour créer un environnement favorable à l’innovation et à l’entrepreneuriat. Depuis quelques années, il est observé une croissance du nombre de startups dans les secteurs de la fintech, de l’agritech, de l’e-commerce et des technologies de l’information et de la communication.
L’ARTCI veut redynamiser son système de production de statistiques

Dans un communiqué de presse en date du 17 avril 2025, l’ARTCI détaille les objectifs et les résultats de l’atelier qu’elle a organisé du 2 au 4 avril 2025, à Assinie. Selon le communiqué, l’autorité de régulation veut redynamiser son système de production statistique dans le secteur des communications électroniques et de La Poste.
« L’ARTCI devra acquérir des outils numériques de pointe pour la collecte de données, mettre en œuvre une régulation basée sur la donnée, et digitaliser à terme l’ensemble du processus de collecte et de production statistique », peut-on lire.
« Des groupes de travail répartis en six commissions ont été constitués en vue d’approfondir les thématiques spécifiques visant à assurer une compréhension uniforme des indicateurs, à réviser les indicateurs obsolètes, à prendre en compte les nouveaux indicateurs conformément aux conclusions des travaux du groupe d’experts de l’UIT sur les indicateurs des télécommunications/TIC (EGTI), et à renforcer la collaboration entre le régulateur et l’ensemble des acteurs », précise le texte.
L’impact des surtaxes de Trump sur l’économie numérique en Afrique

Les États-Unis envisagent de nouvelles surtaxes sur les produits technologiques venus d’Asie. Et des pays comme le Japon, le Taïwan et le Vietnam se rendent à Washington pour tenter de limiter les dégâts. Mais au-delà des négociations diplomatiques, ces décisions pourraient bousculer l’économie numérique mondiale, y compris en Afrique. Même si le continent n’est pas directement visé par ces surtaxes, elle peut en ressentir des effets indirects.
Entre autres, une hausse des prix des appareils numériques et des retards dans l’innovation locale puisque les startups africaines du numérique utilisent du matériel (puces, capteurs, processeurs) conçu en Asie.
Il y a toutefois une opportunité de relocalisation industrielle à saisir en Afrique. Avec la pression sur l’Asie, certaines entreprises pourraient diversifier leurs chaînes de production. Et là, l’Afrique peut saisir une opportunité en développant ses capacités industrielles dans l’assemblage et le recyclage électronique, par exemple.
En savoir plus : Surtaxes de Trump : quel impact sur l’économie numérique en Afrique ?
K. Bruno




































