Pris sur la page LinkedIn de Jean-Philippe Poisson, directeur général d’une plateforme de e-commerce en France, qui établit un lien subtil entre les incendies de Los Angeles et les intelligences artificielles, dont ChatGPT ?
Des voix s’élèvent en Californie face à la consommation d’eau des datacenters IA, notamment dans le contexte des incendies ravageant actuellement la région de Los Angeles. Intrigué, j’ai cherché à comprendre et à quantifier cet impact. Les centres de données indispensables au fonctionnement d’outils d’intelligence artificielle comme ChatGPT utilisent de grandes quantités d’eau pour refroidir leurs serveurs et éviter la surchauffe.
Quantité d’eau consommée par un datacenter
Mais combien, concrètement ? Un centre de données consomme en moyenne entre 5,7 et 7,6 millions de litres d’eau par an. Les datacenters de Google aux États-Unis ont utilisé 12,7 milliards de litres d’eau douce en 2021. L’entraînement d’un modèle d’IA comme GPT-3 nécessite jusqu’à 700 000 litres d’eau, soit l’équivalent du refroidissement d’un réacteur nucléaire.
Selon une étude de l’Université de Californie, une conversation d’une vingtaine d’échanges avec ChatGPT consommerait entre 10 et 25 millilitres d’eau par requête. Cela peut sembler peu, mais cela peut devenir effectivement significatif lorsqu’on l’extrapole à des millions d’utilisateurs quotidiens. Avec la demande croissante en IA, le développement de datacenters a été multiplié par 7 en deux ans à Los Angeles.
Pression des technologies sur les ressources en eau
Toute chose qui aggrave la pression sur les ressources hydriques dans une région déjà touchée par une sécheresse prolongée. Malgré la rareté de l’eau en Californie, des entreprises continuent de développer des centres de données dans des zones comme la Imperial Valley, attirées par des terres bon marché et des incitations économiques. Certaines communautés réagissent, comme celles de Peculiar (Missouri) ou Chesterton (Indiana). Elles ont réussi à bloquer la construction de datacenters mettant en avant leur impact environnemental et la pression sur les ressources locales.
Face à cet enjeu, des entreprises technologiques explorent des alternatives pour limiter leur impact environnemental. Microsoft, par exemple, adopte des systèmes de refroidissement en boucle fermée qui recyclent l’eau, tandis que d’autres expérimentent le refroidissement par immersion, une méthode qui permet d’éliminer l’utilisation d’eau tout en économisant jusqu’à 50 % d’énergie.




































