La Commission européenne, la branche exécutive de l’Union européenne, a publié une proposition législative qui pourrait potentiellement ouvrir la voie à une version numérique de l’euro. Les responsables ont également détaillé une deuxième proposition visant à garantir que les espèces continueront d’être largement acceptées dans le bloc.
Parce que l’euro numérique renforcera l’euro
« L’euro numérique renforcera encore le rôle international de l’euro et offrira aux consommateurs et aux entreprises une nouvelle solution de paiement numérique universelle », a déclaré Thierry Breton, commissaire européen chargé du marché intérieur.
« Cela ouvrira de nouvelles opportunités en termes de paiements plus rapides, plus sûrs et plus innovants, tout en garantissant le plus haut niveau de confidentialité pour ses utilisateurs. »
Définir « le cadre juridique et les éléments essentiels de l’euro numérique »
Le projet de loi vise à définir « le cadre juridique et les éléments essentiels de l’euro numérique », ont détaillé les responsables. Si la proposition est adoptée, la tâche de décider si et quand créer un euro numérique serait reléguée à la Banque centrale européenne. Les responsables ont noté aujourd’hui que l’initiative nécessitera « d’importants travaux techniques supplémentaires » de la part de la banque centrale.
L’euro prendrait en charge à la fois les achats en ligne et les transactions hors ligne
Selon la proposition, une version numérique potentielle de l’euro prendrait en charge à la fois les achats en ligne et les transactions hors ligne dans des lieux tels que les magasins de détail. Les transactions hors ligne seraient effectuées sur une base « d’appareil à appareil ». De plus, la proposition précise que les utilisateurs devraient avoir la possibilité d’effectuer de tels paiements d’appareil à appareil même s’il n’y a pas de connexion Internet.
La protection des données est également au centre du projet de loi
Selon des responsables de l’UE, les transactions hors ligne effectuées à l’aide d’un futur système d’euro numérique obligeraient les consommateurs à divulguer moins d’informations qu’il n’est nécessaire pour les achats en ligne. La quantité d’informations requises serait «la même que celle qu’ils divulguent lorsqu’ils retirent de l’argent d’un guichet automatique».
La proposition précise également que les particuliers devraient bénéficier d’un accès gratuit aux « services numériques de base de l’euro ». De plus, les personnes sans compte bancaire auraient la possibilité d’ouvrir des comptes numériques en euros dans un bureau de poste ou une autre organisation du secteur public.
Etablir des règles relatives à l’euro numérique pour les commerçants
Le projet de législation vise également à établir des règles relatives à l’euro numérique pour les commerçants. Les entreprises seraient tenues d’accepter les paiements effectués à l’aide du système numérique de l’euro. Cependant, la Commission européenne propose d’exempter les « très petits commerçants » qui choisissent de ne pas accepter les paiements numériques.
Les responsables ont détaillé aussi que le projet de législation en conjonction avec une deuxième proposition visant à garantir que les espèces continuent d’être largement acceptées comme moyen de paiement au sein de l’UE. Selon cette dernière proposition, les États membres de l’UE seraient tenus de veiller à ce que les espèces « restent facilement accessibles » pour les particuliers et les entreprises. Les États membres devraient surveiller que ces objectifs sont atteints et signaler les problèmes potentiels.



































