En Côte d’Ivoire comme ailleurs en Afrique, on se sert de ce qu’on appelle les portefeuilles numériques pour garder notre argent. Orange Money, MTN Mobile Money, Wave, Djamo… plusieurs acteurs sont sur ce secteur. Le téléphone devient un véritable compte bancaire de poche. Le rapport 2025 de Thunes sur les portefeuilles mobiles dévoilé en avril 2025 révèle que les wallets locaux prennent le dessus en termes de transactions numériques.
Qu’est-ce qu’un portefeuille mobile ?
Un portefeuille mobile, appelé aussi portefeuille numérique ou portefeuille électronique, est un portefeuille virtuel. On y accède via un appareil mobile tel qu’un téléphone ou une tablette. Ces portefeuilles donnent aux utilisateurs la possibilité de stocker de l’argent, de faire des paiements sans passer par un compte bancaire traditionnel. On les nomme communément Wallet.
Le rapport 2025 de Thunes relève 4,3 milliards d’utilisateurs de portefeuilles mobiles (ou « mobile wallets ») en 2024 dans le monde. Ce chiffre devrait atteindre 5,8 milliards d’ici à 2029. Une adoption massive qui s’explique par la diversité des fonctionnalités offertes par ces portefeuilles numériques, précise le rapport.
Les cas d’usage du wallet
En effet, les cas d’usage sont multiples et couvrent l’ensemble des besoins financiers quotidiens. Pour commencer, les portefeuilles numériques permettent les opérations comme le dépôt et le retrait d’espèces (cash-in/cash-out), l’envoi d’argent à des particuliers (P2P transfers) et les paiements chez les commerçants (merchant payment). C’est-à-dire que vous pouvez déposer de l’argent liquide dans un compte mobile via un point de vente mobile money comme Orange Money, à Cocody, par exemple, ou retirer du cash chez un agent Wave à Adjamé.
Vous pouvez régler payer votre repas ou votre transport en scannant un QR code MTN ou Wave. Ensuite, les wallet facilitent le règlement de factures (bill payment) et l’achat de crédit téléphonique (airtime top-up). Ici, en Côte d’Ivoire, il est possible de payer sa facture CIE-SODECI ou son abonnement Canal+ via Orange Money, Wave MTN Money ou Djamo ou encore de recharger son numéro Orange depuis son portefeuille mobile via l’application Max It. Enfin, ils aident à faire un suivi de son budget. L’application Djamo, par exemple, propose une option pour suivre ses dépenses quotidiennes et mieux planifier son budget mensuel.
Qui domine le paiement mobile en Afrique ?
D’après le rapport de Thunes, le marché des portefeuilles mobiles en Afrique compte des acteurs locaux dominants dans chaque région. Au Kenya, M-PESA, possède, à lui seul, 95 % de parts de marché. Au Ghana, MoMo (MTN) est en tête avec 55 %.
En Égypte, c’est Fawry qui se distingue avec 40 %, et au Nigeria, OPay est au-devant de la scène avec 51 %. D’autres acteurs tels qu’Airtel Money, Vodafone Cash et les applications bancaires, complètent l’écosystème. En Afrique du Sud, le marché est dominé par les applications bancaires. Elles représentent 41 % des parts de marché.
Les portefeuilles électroniques devenus incontournables
Pour tout dire, les portefeuilles numériques deviennent un moyen de paiement incontournable. D’ici à 2029, l’étude prévoit que deux personnes sur trois dans le monde en détiendront un. Les consommateurs délaissent de plus en plus le cash pour se tourner vers des solutions numériques, qu’elles jugent à la fois sûres, flexibles et pratiques.
L’étude explique aussi que les habitudes des jeunes générations (Génération Z et la Génération Alpha) justifient cette progression rapide. Familières à la technologie, elles choisissent naturellement des outils rapides et simples, adaptés à leur mode de vie.
Les consommateurs veulent dorénavant des paiements instantanés et sans complications. Au-delà de leur aspect pratique, les portefeuilles numériques améliorent l’inclusion financière. Des personnes sans compte bancaire classique peuvent bénéficier de services numériques pour gérer leurs finances.



































