La Banque centrale du Nigeria (CBN) a annoncé, le 7 mars 2024, un partenariat avec Gluwa, une société d’infrastructure de crédit blockchain, dans le but d’améliorer l’adoption de sa monnaie numérique de banque centrale, l’eNaira.
Ce partenariat annonce-t-il un nouveau chapitre dans l’évolution de l’eNaira, en proposant des solutions innovantes pour encourager son adoption et son utilisation ?
L’intégration de Gluwa dans l’écosystème eNaira
L’intégration de Gluwa dans l’écosystème eNaira marque une avancée majeure vers une adoption généralisée de la monnaie numérique. Grâce à la technologie Credal de Gluwa, les utilisateurs peuvent désormais construire leur crédibilité financière grâce à leurs transactions, ouvrant ainsi la voie à une inclusion financière accrue au Nigeria. Cette initiative promet de révolutionner l’évaluation de la solvabilité à l’ère numérique, rendant les services financiers plus accessibles à un plus grand nombre de Nigérians et favorisant leur participation à l’économie mondiale.
Défis d’adoption pour relancer l’eNaira
Malgré son lancement en octobre 2021, l’eNaira, l’une des premières CBDC au monde, a rencontré des obstacles majeurs d’adoption, notamment la réticence du public et des problèmes opérationnels, aggravés par des différends réglementaires avec Binance. Le Fonds monétaire international (FMI) a critiqué son faible taux d’utilisation. Le partenariat avec Gluwa s’inscrit dans les efforts de la CBN pour relancer l’eNaira en introduisant des solutions novatrices et en le positionnant comme un acteur clé de l’économie numérique nigériane, visant à résoudre les problèmes sous-jacents qui ont entravé son adoption.
Un partenariat avec Gluwa
Selon techlabari, la décision de la CBN de s’associer à Gluwa survient dans un contexte tendu au Nigeria, marqué par des tensions avec Binance et des défis réglementaires. Ce partenariat reflète l’engagement de la CBN envers un système financier réglementé et innovant, tout en mettant en lumière l’importance des partenariats et de la technologie pour surmonter les obstacles à l’adoption des CBDC. Il pourrait également inspirer d’autres pays confrontés à des défis similaires. Le Nigeria sera scruté de près alors qu’il affine sa réglementation et promeut l’utilisation de l’eNaira, offrant ainsi des leçons pour la communauté mondiale.
Esther DROH



































