Dans son projet présidentiel « Osons le Changement », le candidat du Congrès Démocratique (CODE), Jean Louis Billon propose le développement de la Côte d’Ivoire autour de cinq piliers. Le numérique y est mobilisé comme outil de modernisation, d’inclusion et de transparence.
Le candidat du CODE à la présidentielle d’octobre 2025, en Côte d’Ivoire, structure son programme en 5 grandes séquences. D’abord, il fait un résumé exécutif (voir p. 4). Ensuite, il pose le diagnostic du contexte socio-économique (p. 5 à 10) et fait une identification des défis et des opportunités (p.12 à 14). Enfin, il déroule sa vision, les priorités politiques (p.17 à 23) et donne les modalités de mise en œuvre et de financement (p.25 à 28). Le décor ainsi planté. Ensemble, parcourons le programme de M. Billon, candidat du Congrès Démocratique.
Numériser pour améliorer la productivité
Dans le chapitre consacré à la compétitivité, le candidat entend : « Numériser l’économie pour améliorer la transparence, réduire les coûts de transaction et accroître la productivité des PME ». Cette mesure s’inscrit dans une stratégie de transformation structurelle visant à dépasser le modèle de croissance par accumulation, et à :
- Préparer les compétences de demain :
Face à une jeunesse en forte croissance, monsieur Jean Louis Billon insiste sur la nécessité de « développer les compétences nécessaires à l’économie de demain (numérique, industrie, agriculture durable, services) » (voir p.13). Pour le candidat du CODE, il faut veiller à convertir le dividende démographique en moteur économique.
- Désenclaver les territoires
Le programme prévoit un « investissement massif dans les routes secondaires, les infrastructures rurales et la connectivité digitale afin de réduire les inégalités territoriales et favoriser un développement spatialement équilibré. » (À lire à la p.14),
Vision et priorités
Il faut noter que monsieur Jean Louis Billon articule sa vision autour de cinq piliers :
Pilier 1 : Souveraineté économique : Une économie forte pour les Ivoiriens (p.18)
Le candidat propose d’« investir dans la Recherche et Développement et les Présidentielle en Côte d’Ivoire de l’Information (I.A., data, robotique, cybersécurité) pour renforcer notre souveraineté industrielle et réduire la dépendance technologique » (consulter p.18). Il prévoit aussi de créer un label « Partenaire de l’innovation et de la connectivité » et de mettre en place « des centres régionaux de cybersécurité, des audits obligatoires pour les administrations et grandes entreprises » (p.18).
Pilier 2 : Capital humain : Des citoyens formés, protégés et émancipés (p.19 à 20)
Jean Louis Billon, député de Dabakala, candidat à la présidentielle d’octobre 2025, s’engage à « offrir à chaque enfant une éducation de qualité, connectée au numérique et au monde du travail ». Aussi, décide-t-il « d’accompagner la jeunesse vers l’emploi, l’entrepreneuriat et l’innovation digitale » et à « encadrer l’accès des enfants aux réseaux sociaux tout en préservant les opportunités offertes par le numérique ». Outre cet engagement, il prévoit de « développer des centres de formation et d’innovation pour renforcer les compétences linguistiques, techniques et numériques des jeunes et de déployer un réseau national de télémédecine » (à consulter à la p. 20 du programme).
Pilier 3 : Cohésion sociale : Une nation réconciliée (p.21)
Ce pilier met l’accent sur le dialogue, la démocratie et la sécurité. Le numérique n’y est pas mentionné explicitement, mais l’ex-ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME propose « d’instaurer une identité nationale unique dès la naissance notamment pour faciliter l’obtention de papiers d’identité et l’actualisation des listes électorales ». Bien que le candidat n’ait ouvertement pas mentionné l’apport du numérique de ce programme, admettons néanmoins que sa mise en œuvre implique une infrastructure digitale.
Pilier 4 : Développement territorial : Un développement régional harmonieux (p.22)
Le numérique est mobilisé dans la lutte contre la déforestation. Le CODE entend : « Renforcer la lutte contre la déforestation illégale par le contrôle numérique des permis forestiers et la responsabilisation des collectivités. »
Pilier 5 : Gouvernance et État de droit : Une gouvernance juste et efficace (p.23)
Jean Louis Billon prévoit « d’accélérer la transformation digitale de l’administration d’ici 2030 pour simplifier les démarches et moderniser le service public. » Il propose de « publier la performance de l’État à travers un Indice National de l’Efficacité Publique ».
Mise en œuvre et financement
- Plateforme citoyenne et transparence numérique :
Jean Louis Billon, deuxième plus grand employeur derrière l’Etat, décide : « Des audits indépendants seront réalisés chaque année, et les résultats rendus publics. Une plateforme numérique de transparence budgétaire permettra à tout citoyen de suivre les projets financés, les montants engagés et les taux d’exécution. » (P.25). De plus, il annonce la création d’une plateforme numérique dénommée « L’État au Quotidien ». Cette plateforme permettra, annonce-t-il : « à chaque Ivoirien de consulter les projets en cours, de signaler des retards ou des dysfonctionnements, et de suivre l’utilisation des ressources publiques » (p.26).
- Un État stratège, fondé sur les données :
Selon le candidat : « Le numérique étant un levier central ». En conséquence, « la transformation numérique de l’administration, la gestion par les données et l’ouverture des informations publiques rendront l’État plus agile, transparent et proche des citoyens » (p.26).
Que retenir à la lecture du programme du CODE ?
Le numérique dans « Osons le Changement » se positionne comme un moyen de souveraineté industrielle, d’émancipation éducative, de transparence administrative, de justice territoriale. Le candidat du Congrès Démocratique en fait la cheville ouvrière de son projet de société. Présent dans les piliers économiques, sociaux, territoriaux et institutionnels, il imbibe tous les secteurs d’activités. À travers ses engagements, il projette une Côte d’Ivoire connectée, tournée vers l’avenir.
Mathieu Kouamé


































