Sensibiliser, informer et responsabiliser. L’ARTCI place les jeunes au cœur de la protection des données personnelles au cours de la Journée mondiale de la protection des données à caractère personnel célébrée avec sobriété en Côte d’Ivoire.
La Journée internationale de la protection des données personnelles, célébrée le 28 janvier 2026, à la salle omnisports de l’INJS, a été placée sous le thème : « Connaître ses droits pour mieux protéger ses données personnelles et sa vie privée ». Cette rencontre a réuni étudiants et acteurs du numérique autour d’un objectif : sensibiliser sur l’importance de la protection des données à caractère personnel.
Avec internet, la donnée personnelle devient précieuse
L’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) a profité de cette occasion pour réaffirmer sa proximité avec les citoyens et rappeler ses missions fondamentales. Selon son directeur général, Lakoun Ouattara, celles-ci sont de veiller à
« garantir le respect des droits des personnes », à « encadrer la collecte et le traitement des données », à « assurer la sécurité des systèmes d’information » et à « promouvoir la sensibilisation auprès du grand public ».
Il a souligné qu’« autrefois, la donnée personnelle n’était pas au centre des débats. Mais, aujourd’hui, avec l’avènement d’Internet, « chaque action que nous posons laisse des traces ». Il a insisté sur la nécessité d’adopter des attitudes exemplaires sur les réseaux sociaux et en ligne. Pour bien se faire comprendre, la responsable juridique chargée de la correspondance des données personnelles à l’ARTCI, Assoko Estelle, a expliqué ce que c’est qu’une donnée personnelle.

Qu’est-ce qu’une donnée personnelle ?
« Toute information permettant d’identifier directement ou indirectement une personne physique est une donnée personnelle », a-t-elle dit. Plus clairement, elle a précisé qu’« une photo est une donnée, un numéro de téléphone aussi », et insisté sur la nécessité de comprendre la portée de ces informations dans la vie quotidienne.
Toutefois, Koutchi De Granges, juriste à l’ARTCI a indiqué que « chacun dispose du droit de rectifier ses données si elles sont inexactes ». « Et toute personne peut s’opposer à la collecte ou au traitement de ses données », a-t-ils ajouté. Ces informations communiquées aux étudiants de l’INJS, d’ESATIC et de l’École supérieure multinationale de la poste, qui ont fait le plein de la salle de conférence ont suscité des discussions enrichissantes. L’interactivité a montré que la protection des données est une responsabilité partagée. Et les jeunes sont les premiers concernés.
Les principes fondamentaux de la protection des données
La cérémonie a été rythmée par des quiz et des keynotes. Ces moments pédagogiques étaient un moyen de vérifier la compréhension des participants et de renforcer l’apprentissage. Les échanges ont porté sur les principes fondamentaux de la protection des données : transparence, information, consentement et durée de conservation. La remise des « passeports DCP » n’est pas non plus passée inaperçue. Le directeur à la protection des données personnelles, Aka Désiré, a désigné certains acteurs du numérique comme « ambassadeurs de la protection des données » pour encourager des relais de sensibilisation dans différents secteurs et renforcer la proximité de l’ARTCI avec les citoyens.
Le directeur général de l’INJS, Habib Anzoumana Sanogo, a salué l’initiative de l’ARTCI. Il a tenu à remercier l’institution pour son engagement constant en faveur de la sensibilisation sur la protection des données personnelles. Il a ajouté que « dans un monde numérique, la protection des données doit être une priorité pour les étudiants », en référence aux élèves de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS).
Mathieu Kouamé



































