La Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) a publié, ce jeudi 5 février 2026, sur son mur officiel un rappel : partager des conversations, vidéos ou images privées sans autorisation constitue une infraction grave.
A cette ère où les réseaux sociaux dictent souvent le tempo de l’actualité, ce message vient rappeler que le buzz ne peut pas tout justifier.
Partager sans réfléchir, c’est risquer gros
Selon la loi n°2013-451 du 19 juin 2013, article 13, la divulgation de contenus privés est passible de 1 à 2 ans de prison et d’une amende allant de 1 000 000 à 5 000 000 F CFA. Autrement dit, un clic mal réfléchi peut coûter très cher. Et la PLCC insiste : avant de cliquer sur “Partager”, il faut se poser les bonnes questions. La personne concernée a-t-elle donné son accord ? Serais-je à l’aise si quelqu’un faisait la même chose avec mes propres données ? Ce geste peut-il détruire une vie ?
Internet n’oublie rien. Un contenu partagé peut être supprimé, mais il aura déjà circulé, copié, archivé. La mémoire numérique est implacable. Ce qui semble une “blague” ou un “coup de buzz” peut devenir une cicatrice indélébile pour la victime.
Trois gestes simples pour protéger la vie privée
La PLCC propose donc trois pratiques à suivre :
- ne jamais diffuser un contenu privé sans accord explicite ;
- protéger ses propres images et conversations ;
- réfléchir avant d’agir et signaler toute diffusion abusive.
Ces conseils s’adressent directement à une génération hyperconnectée, souvent tentée par la vitesse et l’instantanéité des réseaux sociaux.
Au-delà de la sanction légale, c’est une question de respect et de dignité. La vie privée n’est pas une matière première pour alimenter des likes ou des partages. Le buzz s’envole, mais les conséquences restent.
En publiant ce message sur ses canaux officiels, la PLCC rappelle que la cybersécurité ne se limite pas aux attaques informatiques ou aux fraudes en ligne. Elle concerne aussi nos gestes quotidiens, nos réflexes numériques et notre capacité à protéger les autres autant que nous-mêmes.



































