Le Salon international du contenu audiovisuel d’Abidjan (SICA) était à sa 3ème édition à Abidjan, ce jeudi 26 juin 2025, à Sofitel – Hôtel Ivoire. Durant trois jours, ce rendez-vous portera haut les couleurs du cinéma africain. Autour du thème : « Souveraineté numérique et exportation des récits : bâtir un marché audiovisuel africain compétitif et globalisé », le SICA 2025 veut mettre en lumière la créativité et l’indépendance culturelle du continent.
SICA 2025 : L’audiovisuel africain, entre souveraineté numérique et portée universelle
Dans son allocution, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, a donné l’objectif de cette 3ème édition : positionner les récits africains sur la scène internationale, pour affirmer et afficher leur portée universelle et la richesse narrative du continent.
« Le thème de l’édition de cette année, souveraineté numérique et exportation des récits : bâtir un marché audiovisuel africain compétitif et globalisé est la projection de notre volonté commune d’offrir aux récits africains l’écho qu’ils méritent sur la scène internationale », a-t-il expliqué.
Toujours selon lui, le continent africain est une source inépuisable de récits et de narrations uniques. Les histoires africaines, mythes ou reflets des réalités quotidiennes, ont la capacité d’émouvoir au-delà des frontières. Des productions comme Atlantique de Mati Diop ou Aya de Yopougon de Marguerite Abouet, démontrent que les réalités locales africaines peuvent captiver un public mondial.
Mais pour bâtir un marché audiovisuel africain compétitif et globalisé, le soutien politique est indispensable, prévient le ministre de la communication. C’est pourquoi, promet-il, l’Etat ivoirien travaille à mettre la souveraineté numérique au cœur de l’exportation des récits en investissant fortement dans ce domaine.
Valoriser les talents et soutenir les créations locales
Comme les éditions précédentes, le SICA 2025 s’engage à soutenir les nouvelles figures de l’audiovisuel. La dotation du traditionnel concours de pitch augmente à 50 millions de francs CFA pour révéler davantage de talents.
Le SICA Business Hub, lui, permettra aux jeunes ayant déjà bénéficié de financements au cours des années précédentes de présenter leurs projets à des producteurs et réalisateurs. Le troisième axe est le SICA d’or, qui récompense les productions locales de qualité.
Pour étendre la portée du SICA 2025, le ministre a annoncé le SICA Off, une initiative qui vise à populariser le cinéma et l’audiovisuel auprès d’un public plus large. A travers des projections gratuites en plein air et foraines dans des communes d’Abidjan comme Cocody, Abobo, Yopougon et Koumassi.
La Côte d’Ivoire : hub audiovisuel et numérique
Le SICA monte en puissance et fait, progressivement de la Côte d’Ivoire, une destination privilégiée pour les tournages, au dire d’Anne Désirée Ouloto, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration :
« Notre pays qui compte parmi les hubs d’affaires en Afrique, ambitionne également de se positionner durablement comme une terre de tournage. Et les atouts ne manquent pas dans cette perspective. Des sites de rêve, des paysages inspirants, une jeunesse curieuse qui représente plus de 75 % de la population et des ressources humaines capables de vous accompagner dans vos projets de tournage. »
Elle a précisé que le SICA 2025 se déroule dans un contexte marqué par une forte concurrence avec une digitalisation croissante et de nouveaux outils de production et modes de consommation de contenus. Elle a aussi relevé que l’industrie audiovisuelle est un vecteur de création d’emplois pour des millions de jeunes.
« C’est ensemble que nous construirons une nouvelle ère de contenus audiovisuels en Afrique. C’est ensemble que nous devons accompagner la souveraineté numérique et les exportations des récits africains pour l’émergence de marchés compétitifs et globalisés. Ensemble, nous le pouvons », a-t-elle conclu.
