Le Rwanda a accueilli le tout premier Sommet mondial sur l’intelligence artificielle en Afrique les 03 et 04 avril 2025. Un évènement au cours duquel Smart Africa a annoncé la création du Conseil africain de l’intelligence artificielle. Objectif, aider les pays africains à mieux exploiter les opportunités de l’IA afin de renforcer la compétitivité et développer l’économie africaine.
Un conseil pour coordonner les piliers critiques de l’IA sur le continent
Plus de 1 700 décideurs politiques, chefs d’entreprise et experts se sont réunis pour discuter de l’avenir de l’IA sur le continent à Kigali. Ce sommet mondial sur l’intelligence artificielle a permis de mettre en évidence le potentiel énorme de cette technologie pour l’Afrique. En effet, bien exploitée, l’IA pourrait non seulement favoriser l’innovation, mais aussi stimuler la compétitivité et générer des milliards de dollars pour l’économie africaine.
Smart Africa, une alliance de 40 pays africains responsables de l’agenda numérique du continent, a annoncé la mise en place du Conseil africain de l’intelligence artificielle. Cette décision vise à structurer le développement de l’IA en établissant des cadres de gouvernance clairs et en soutenant les investissements dans ce secteur.
« Dans une décision historique, le Comité directeur a approuvé le principe de la création du Conseil africain de l’intelligence artificielle, un organe dédié qui pilotera la coordination continentale sur les piliers essentiels de l’IA, notamment l’infrastructure informatique de l’IA, le développement des ensembles et des infrastructures de données, le développement des compétences, les cas d’utilisation commerciale et la gouvernance/politique. », indique le communiqué final de la 20ème réunion du comité directeur qui s’est tenue à Kigali, le 02 avril 2025.
Accélérer la mise en place d’infrastructures numériques
Au-delà de la règlementation, ce conseil accompagnera les états africains en facilitant les collaborations entre entreprises publiques et privées. Le but, étant de garantir une adoption à la fois inclusive et éthique de l’IA.
Il a aussi pour mission d’accentuer la création d’infrastructures numériques et la formation de talents locaux afin d’améliorer les retombées économiques et sociales de cette technologie.
À long terme, l’IA pourrait impacter de manière positive des secteurs clés tels que l’agriculture, la santé et l’éducation. Par ailleurs, des solutions basées sur l’apprentissage automatique et le traitement des données sont déjà en train de voir le jour dans ces domaines.
L’IA comme catalyseur de croissance pour les pays africains
Selon les prédictions du GSMA, l’IA pourrait ajouter jusqu’à 2900 milliards de dollars au PIB du continent d’ici 2030, ce qui équivaut à une augmentation moyenne de 3% par an. Mais, pour en arriver là, il est plus que nécessaire de coordonner cette technologie, de créer suffisamment d’infrastructures comme les centres de données et d’établir des cadres réglementaires.
Un autre défi émerge : celui de former sur les compétences spécialisées et les questions relatives à l’utilisation de l’IA.
Le Conseil africain de l’IA a justement pour ambition d’aider les nations africaines à relever ces défis, grâce à ce cadre commun qui permettra d’attirer les investissements et d’encourager des solutions adaptées aux réalités du continent.



































