Les écosystèmes tech les plus prometteurs du continent ne se trouvent pas qu’en Afrique du Nord. Le rapport 2025 de StartupBlink révèle que des pays d’Afrique subsaharienne participent à cette innovation mondiale. 6 d’entre eux figurent dans l’étude.
Afrique du sud (52)
L’Afrique du Sud est à la 52e place mondiale dans le rapport 2025 de StartupBlink. Son écosystème est porté par le secteur privé, avec le soutien de grandes entreprises nationales des secteurs de la fintech et de l’edtech. Il n’en demeure pas moins que le pays doit relever des défis comme la fuite des cerveaux et les coupures d’électricité qui freinent l’innovation.
En réponse, le gouvernement et plusieurs agences publiques et privées multiplient les efforts pour soutenir les startups. Entre autres, le Plan de mission pour l’économie numérique (DEMP), et la création d’un cadre législatif plus favorable : le South Africa Startup Act.
Kenya (58)
Le Kenya gagne cinq places pour se classer 58e. Ce pays entre ainsi, pour la première fois, dans le top 60 mondial. Cette progression est due à son statut de pionnier dans l’innovation technologique, surtout avec le succès mondial de M-Pesa dans le secteur des paiements mobiles. Pour soutenir cette croissance, le gouvernement a créé le pôle technologique Konza Technopolis, lancé la construction de la Cité de l’innovation, et introduit un visa pour nomades numériques.
Malgré tout, le Kenya fait face à des défis tels que l’accès limité au financement et le besoin de programmes de mentorat. Les startups devront donc plus miser sur une expansion régionale ou mondiale plutôt que de se limiter au marché local.
Namibie (85)
La Namibie grimpe dans le classement mondial pour atteindre sa meilleure position à ce jour, soit la 85e. Selon le rapport, plusieurs organisations méritent d’être mentionnées en termes de réussites et de développement des écosystèmes de startups namibiens. Par exemple, le Namibia Investment Promotion and Development Board (NIPDB), qui fait progresser les écosystèmes locaux en collaborant avec des partenaires comme Sanlam.
Il y a aussi l’initiative ScaleUp Namibia (SUN), un partenariat entre la National Commission on Research, Science and Technology (NCRST) et le NIPDB. Ce programme entend réduire le fossé entre les idées de startups et les entreprises prêtes pour le marché. L’écosystème namibien fait, cependant, face à plusieurs défis tels que le manque d’infrastructures, un accès limité au marché et un financement insuffisant.
Ouganda (94)
L’Ouganda est à la 94e position et Kampala occupe la 301e place mondiale. Elle se rapproche du Top 300 soutenue par un taux de croissance de plus de 54 %. Cette progression est liée à la population jeune et à l’esprit entrepreneurial dans le pays. Le rapport 2025 de StartupBlink insiste le succès de startups comme SafeBoda et Numida, qui ont su attirer des investissements de géants la tech.
Le succès de l’écosystème ougandais repose sur une collaboration entre le secteur public et privé, et le Programme gouvernemental de soutien aux initiatives TIC. Ceux-ci offrent des subventions et des espaces de travail aux startups. Des initiatives non gouvernementales et des organismes internationaux, comme le PNUD encouragent aussi la croissance des startups. L’Ouganda a, par ailleurs, lancé un projet pour réduire sa dépendance aux financements étrangers en renforçant les réseaux d’investissement locaux. Toutefois, ce pays doit relever des défis, notamment le cadre réglementaire pour s’affirmer comme un pôle d’innovation.
Rwanda (96)
Le Rwanda gagne deux places pour se classer 96e. Malgré une population relativement petite, le pays se démarque par son ambition de créer un écosystème de startups tourné vers le marché mondial. Cet élan est soutenu par des politiques telles que le Rwanda Startup Act, qui offre des incitations fiscales et une simplification des procédures pour les entrepreneurs.
L’écosystème bénéficie de l’apport de nombreux acteurs privés et internationaux, comme la Fondation Norrsken ou le projet Kigali Innovation City. Le Rwanda investit beaucoup dans les infrastructures avec le Centre pour la quatrième révolution industrielle et le déploiement de la 5G. Toutefois, il doit encore faire face à des défis tels que le développement de ses infrastructures et la mise en place de réseaux de financement solides.
Somalie (100)
La Somalie fait un retour remarquable dans le top 100 mondial des pays les plus avancés en technologie. Il est classé 100e. En Afrique, elle est à la 13e place en Afrique et 4e en Afrique de l’Est. Le développement technologique de la Somalie est porté par l’adoption massive de la téléphonie mobile, utilisée par plus de 70 % de la population.
Des plateformes comme EVC Plus de Hormuud ont démocratisé les transactions sans argent liquide. Cette connectivité a donné naissance à des solutions innovantes dans des secteurs tels que la finance, la santé et l’éducation, à l’image du service de paiement mobile EVC Plus de Hormuud. Toutefois, le pays doit relever des défis en matière d’infrastructures et de changements de mentalité concernant l’entrepreneuriat s’il veut continuer sur cette lancée.



































