La Tanzanie a subi d’importantes pertes financières suite à la coupure d’Internet à l’échelle nationale. Avec la suspension prolongée de la plateforme de médias sociaux X, anciennement connue sous le nom de Twitter.
Plus de 238 millions de dollars de pertes économiques
Selon l’organisation de défense des droits numériques Paradigm Initiative (PIN). Les estimations indiquent que le pays a perdu environ 238 millions de dollars américains (environ 560 milliards de shillings tanzaniens) en coûts économiques directs.
La coupure d’internet
La coupure d’internet a débuté le 29 octobre 2025 et a duré cinq jours et six heures, perturbant les communications, le commerce et les services essentiels dans tout le pays. Selon les données de PIN , la Tanzanie a perdu environ 72,3 millions de dollars américains (170,3 milliards de shillings tanzaniens) durant cette période, soit une moyenne d’environ 13,8 millions de dollars américains (32 milliards de shillings tanzaniens) par jour.
La suspension de X, inaccessible
La situation s’est aggravée avec la suspension de X, inaccessible depuis mai 2025, qui s’est prolongée pendant plus de 160 jours. Cette restriction aurait engendré un coût supplémentaire estimé à 165,8 millions de dollars américains (390,3 milliards de shillings tanzaniens), soit une moyenne de près d’un million de dollars américains (2,3 milliards de shillings tanzaniens) par jour.
Ces chiffres ne tiennent compte que des impacts directs sur la productivité, le commerce électronique et les services numériques. De nombreuses PME qui dépendent des plateformes en ligne pour leur marketing et leurs transactions ont subi des pertes importantes.
Les services financiers numériques, les entreprises de logistique et les travailleurs indépendants qui dépendent d’une connexion internet stable pour collaborer avec des clients internationaux ont également subi des perturbations.
Le secteur de services essentiels
La panne a affecté des secteurs essentiels tels que la télémédecine, l’enseignement en ligne et les services bancaires numériques, privant ainsi des millions de Tanzaniens d’accès à des services vitaux.
Les organisations de défense des droits numériques ont critiqué cette décision, mettant en garde contre ses conséquences sociales et économiques plus larges. Paradigm Initiative, un groupe de défense des droits numériques de premier plan en Afrique, a qualifié cette fermeture de préjudiciable à l’économie et de violation des libertés fondamentales.
Le droit à l’information, à la liberté d’expression
L’organisation a souligné que la restriction de l’accès à Internet porte atteinte aux droits à l’information, à la liberté d’expression et au développement, tels qu’ils sont énoncés dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Son directeur exécutif a fait remarquer que chaque coupure d’Internet fragilise la confiance dans les institutions, dissuade les investisseurs et freine le progrès technologique.
Pour la Tanzanie, qui aspire à devenir un pôle régional d’innovation numérique, ces perturbations sont préoccupantes. Au-delà des pertes financières immédiates, des interruptions répétées risquent d’ébranler la confiance des investisseurs et de nuire à la réputation du pays en tant qu’environnement propice à la croissance numérique.
Source : Paradigm Initiative (PIN)




































