En 2025, les actions pour faire de la Côte d’Ivoire un pays résolument tourné vers la transformation numérique n’ont pas manqué. Au cœur de ces initiatives, des hommes et des femmes qui ont porté des projets, accompagné des startups, aidé les entreprises à matérialiser leurs projets digitaux. Voici, notre liste des personnes qui ont fait bouger directement le secteur de l’économie numérique en Côte d’Ivoire.
Qui sont ces acteurs ? Digitalmag.ci, premier média ivoirien spécialisé sur le secteur de l’économie numérique, vous présente sa sélection des personnalités clés pour l’année 2025 sur la base des critères suivants :
- Influence sur l’écosystème numérique,
- Impact économique et social,
- Créativité et innovation des solutions proposées,
- Regard des journalistes de la rédaction de Digital MAG.
#1. Stéphane Kounandi Coulibaly, l’homme de l’IA et des start-ups

Stéphane Kounandi Coulibaly est le directeur de l’innovation, des startups et du secteur privé au ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique. Avec plus de 11 ans d’expérience chez IBM aux États-Unis, en tant que Manager of Data and Analytics, il a acquis une expertise en IA et en stratégie numérique. Diplômé d’un MBA de l’University of Rhode Island, il est rentré dans son pays où il a été le « rédacteur en chef » de la Stratégie nationale de l’intelligence artificielle et de la gouvernance des données présentée le 13 mars 2025.
C’est encore lui qui a supervisé la rédaction de la Startup Act ou Loi Startup de même que ses modalités d’application. Le 11 décembre 2025, il procède au lancement du Hub Ivoire Tech. Il s’agit d’un projet qui offre aux jeunes entreprises un cadre favorable pour transformer leurs idées en applications afin d’en faire des entreprises économiquement viables. Toujours, en 2025, Stéphane Kounandi accompagne les startups ivoiriennes à VivaTech Paris, où celles-ci ont présenté leurs solutions aux investisseurs internationaux et ont pu se faire connaitre. En 2025, M. Coulibaly a donné une identité remarquable aux startups ivoiriennes. Et c’est tout à son honneur.
#2. Zakhary Ouattara, la connexion internet jusque dans les villages

Si dans les zones urbaines, l’accès à internet est devenu banal, dans les zones rurales, c’est la croix et la bannière. Que le Programme national de connectivité rurale (PNCR) soit parvenu à connecter 429 villages en 2025 pour 825.675 habitants est une performance à saluer. Son coordonnateur, Zakhary Ouattara, a donc du mérite qui lui vaut de figurer dans ce TOP 20. En effet, sous sa direction, 398 sites radioélectriques (selon le PNCR) ont été mis en service dans plusieurs régions reculées de Côte d’Ivoire, afin de faciliter l’accès au réseau mobile et à la connexion internet haut débit dans les localités longtemps restées en marge, ce qui a permis de réduire la fracture numérique et de donner des opportunités économiques.
« Le jeune déscolarisé peut ouvrir son point de vente mobile money, son cybercafé, le paysan peut encaisser son argent par mobile money, etc. », explique un expert de la connectivité rurale. « Vous n’avez pas idée du changement qui s’opère quand internet arrive dans les zones rurales », ajoute-t-il. Et ça résume tout ! Le PNCR est doté d’un budget de 28 milliards FCFA. Ainsi, l’État subventionne les opérateurs télécoms et ceux-ci déploient leurs infrastructures.
#3. Ago Christian Kodia, le NNI et le RNPP partout

Ago Christian Kodia est le directeur général de l’ONECI (Office national de l’état civil et de l’identification de Côte d’Ivoire). Il fait partie des acteurs de l’économie numérique ayant marqué par leurs innovations l’économie numérique en 2025. Sous sa direction, l’ONECI a engagé dans le processus de digitalisation de l’état civil. L’ONECI fait aussi partie des développeurs de la plateforme e-justice du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme qui a permis de dématérialiser des documents de justice. Avec cette plateforme reliée au RNPP, plus besoin de se déplacer pour un certificat de nationalité ou un casier judiciaire. Tout se fait en ligne, à partir d’un téléphone, d’une tablette ou d’un ordinateur.
Pour le reste, Ago Christian Kodia a noué des partenariats avec Orange Bank Africa, UBA Côte d’Ivoire, etc. Grâce à ces accords, les banques partenaires peuvent vérifier en temps réel l’identité de leurs clients à travers des outils numériques qui donnent accès au RNPP. Ce projet vise à réduire les risques de fraude. Il répond aux exigences du KYC imposées aux institutions financières. Ajoutons enfin, la plateforme que l’ONECI a développée pour fournir la preuve de vie des retraités de la CGRAE. Au cœur de ce dispositif… le RNPP.
#4. Lakoun Ouattara, CIVIX et Starlink

Lakoun Ouattara a été confirmé en janvier 2025 directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI). Aux commandes, il a organisé le 22e séminaire du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (FRATEL), du 20 au 22 mai 2025 à Abidjan. L’ARTCI a aussi signé une convention avec RAXIO pour l’hébergement du troisième point de présence du CIVIX. Il s’agit d’un dispositif qui permet aux créateurs de contenu d’échanger du trafic localement, sans transiter par des liaisons internationales. Grâce au CIVIX, le trafic internet reste en Côte d’Ivoire.
Géré par l’ARTCI depuis sa création, le CIVIX relie à ce jour 14 entreprises, parmi lesquelles les 3 opérateurs télécoms du pays : MTN CI, Orange CI et Moov Africa, ainsi que des acteurs du numérique comme Netflix et VIPNet.
Lakoun Ouattara a, enfin, marqué l’année 2025 par une décision forte : l’autorisation accordée à Starlink Network CIV d’exploiter des fréquences radioélectriques pour fournir un accès internet par satellite sur tout le territoire.
#5. Colonel-major Guelpétchin Ouattara, défenseur du cyberespace ivoirien

Nommé en décembre 2024, le Général de Brigade Guelpétchin Ouattara est devenu le premier directeur général de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information). Auparavant, il dirigeait la PLCC. Le 30 avril 2025, au siège de l’ARTCI, une cérémonie a marqué le transfert des missions de cybersécurité vers l’ANSSI. Ainsi, la PLCC, la DITT et le CI-CERT ont été placés sous sa tutelle, afin de renforcer la cohérence de la lutte contre la cybercriminalité. Il convient ici de rappeler le travail abattu par la PLCC en 2024 :
Plus de 12.000 plaintes reçues avec un taux de résolution de 68 % et récupération de 607 comptes de réseaux sociaux usurpés. Les données montrent aussi les pertes financières liées aux cyberattaques en Côte d’Ivoire : 2.361.374.956 FCFA de pertes liées aux escroqueries sur internet ; 1.909.877.375 FCFA pour les usurpations d’identité ; 860.151.536 FCFA pour les atteintes à la dignité humaine ; 496.813.497 FCFA pour les fraudes sur les transactions électroniques ; 191.127.693 FCFA pour la fraude bancaire. Enfin, l’ANSSI a remporté le prix « Pionnier Intelligent » au sommet Huawei Connect 2025, qui s’est tenu à Shanghai, grâce à ses travaux sur la vidéo de protection urbaine.
#6. Soro Nongolougo, SNDI et interopérabilité des données de l’administration

Soro Nongolougo dirige la Société nationale de développement informatique (SNDI) depuis 2011. Ingénieur formé au Canada et diplômé d’un MBA à la Kellogg School of Management, il a mis son expertise au service de la digitalisation de l’administration ivoirienne. L’une de ses réalisations phares, en 2025, est le lancement du projet de la plateforme d’interopérabilité de l’administration publique. Inspirée de la solution estonienne X-Road, cette plateforme devrait permettre aux institutions d’Etat de partager leurs données en toute sécurité.
12 entreprises d’Etats, dont la Direction générale des Impôts, le Tribunal de commerce d’Abidjan, le ministère de la Fonction publique, la CNPS, l’ONECI, etc., participent à la première phase de ce projet lancé le 25 septembre 2025. Il s’agira de dématérialiser plus de 300 procédures administratives en Côte d’Ivoire. La SNDI a aussi investi dans le développement des compétences locales. En 2025, elle a formé plus de 1 500 femmes, jeunes et leaders communautaires dans neuf localités à l’utilisation des outils numériques : Gagnoa, Katiola, Korhogo, Tiassalé, Ferké, Sinématiali, Dimbokro, Adzopé et Agboville.
#7. Gilles Thierry Beugré, le service universel en Côte d’Ivoire

Gilles Thierry Beugré, directeur général de l’ANSUT (Agence nationale du service universel des télécommunications/TIC), fait également partie de ces personnalités qui ont marqué l’économie numérique, en 2025. C’est sous son autorité que l’Agence a organisé la première édition des Matinales du service universel des TIC, le 5 août 2026, à Abidjan, pour sensibiliser sur l’accès aux technologies pour tous. L’ANSUT a, en outre, lancé trois plateformes numériques innovantes :
« Nzassa Girl » pour la scolarisation et le maintien des jeunes filles à l’école ; « Programme d’excellence universelle pour les bacheliers (PEUB) » afin de soutenir les nouveaux bacheliers dans leur parcours académique ; et « MonToit » pour faciliter l’accès au logement. L’ANSUT a aussi inauguré des abris connectés et des centres d’innovation dans des écoles publiques. Elle a organisé, la 2e édition du SUTEL, à Abidjan, le 28 août 2025. À l’issue des travaux, un accord a été signé entre l’UAT et l’ANSUT pour créer le FSU-NEXUS, une plateforme regroupant 51 fonds de service universel d’Afrique. Et quoi qu’on dise, c’est à l’ANSUT que les Ivoiriens doivent le réseau de fibre optique déployé depuis 2011 en Côte d’Ivoire, en plus d’assurer son l’entretien.
#8. Professeur Koné Tiémoman : il a révolutionné l’enseignement universitaire

A la tête de l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire (UVCI), Pr. Koné Tiémoman a prouvé que l’enseignement virtuel est aussi réel que l’enseignement dans un amphithéâtre. L’auteur de l’ouvrage : « Université virtuelle de Côte d’Ivoire, ce n’était pas gagné d’avance », publié en mai 2025, a réussi son pari. Celui de faire de l’UVCI une université de référence en révolutionnant l’enseignement universitaire. Son modèle pédagogique, incompris au départ par beaucoup d’étudiants et les parents d’étudiants s’est révélé d’une perspicacité redoutable.
« C’est notre modèle pédagogique qui change. Le cours dans une université classique, c’est comme un roman. Et quelqu’un prend le roman pour en faire un film. Donc, nous, on prend les cours des autres universités, on les scénarise, et on produit une vidéo de 10 à 15 minutes. C’est ça la magie de l’université virtuelle : passer du roman au film ! C’est ce qu’on appelle la techno-pédagogie (…) Si je regarde un film pendant 1h30, je peux facilement parler du roman dont il s’est inspiré. Mais, un roman, il faut souvent un mois pour lire. Et puis, dans le roman, c’est moi qui imagine les scènes. Or, dans le film, un réalisateur s’est déjà fatigué pour moi en créant la scène. Donc, quand je regarde, je comprends vite ».
#9. Regina Fleur Assoumou Bessou, l’Internationale des télécoms

Le mardi 25 novembre 2025, Regina Fleur Assoumou Bessou est élue présidente du Groupe consultatif de développement des télécommunications (GCDT), l’organe consultatif du Bureau de développement des télécommunications (BDT) de l’UIT, lors de la Conférence mondiale de développement des télécommunications (CNDT), à Bakou, en Azerbaïdjan. Mme Bessou devient le premier africain à occuper le poste de Présidente du GCDT, faisant de la Côte d’Ivoire, le premier pays du continent à ce leadership. Aussitôt élue, elle s’engage à promouvoir une connectivité équitable et inclusive. Elle promet aussi de travailler à transformer le GCDT en « une plateforme d’innovation, d’inclusion et de collaboration pour soutenir un développement numérique mondial à la fois durable et juste ».
Avant d’être propulsée sur la scène internationale, elle était conseiller technique du directeur général de l’ARTCI. Il ne fait donc aucun doute qu’elle possède une solide expérience dans les télécoms. D’ailleurs, elle est impliquée, depuis plusieurs années, dans divers travaux sur l’inclusion numérique, la convergence des TIC et l’accès aux télécommunications en zones rurales. Engagée dans le RIFEN (Réseau International Femmes Expertes du Numérique) dont elle est la présidente-fondatrice, c’est une actrice majeure de la transformation digitale, en Côte d’Ivoire, dont le mérite est reconnu à l’international. Mme Bessou est officier dans l’ordre du mérite des Télécommunications et Poste de Côte d’Ivoire. Sa place dans le classement de Digital MAG n’est pas usurpée.
#10. Mme Gertrude Koné, Commandeur dans l’Ordre du mérite télécoms

Gertrude Kouassi Koné occupe une place de choix dans l’écosystème numérique ivoirien. Directrice exécutive de l’UNETEL (Union nationale des entreprises de télécommunications), elle représente les grands opérateurs télécoms du pays, dont elle est chargée de défendre les intérêts auprès des autorités publiques. Avant de rejoindre l’UNETEL, elle a dirigé le GOTIC-CI (Groupement des Opérateurs du secteur des TIC de Côte d’Ivoire) pendant près de 9 ans. Ce qui lui a permis de bâtir une solide expérience dans la structure de l’environnement digital.
En plus de l’UNETEL, Gertrude Koné est la présidente de la Commission de l’économie numérique et de l’entreprise digitale (CENED) de la CGECI (Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire). Elle est l’organisatrice en chef d’African Digital Week (ADW, qui sera à sa 6e édition les 1er et 2 juin 2026). Son objet est de vulgariser les innovations technologiques, d’explorer les tendances du numérique, d’identifier les défis de la transformation digitale des organisations. Son engagement est si grand qu’elle a été faite Commandeur dans l’Ordre du mérite des postes et télécoms, en 2025.
#11. Laurent Gnon, GOTIC un jour, GOTIC toujours

À la présidence du GOTIC (Groupement des opérateurs des TIC qui compte plus de 100 entreprises représentant 90 % du chiffre d’affaires du secteur TIC), Laurent Gnon défend sans faiblesse les intérêts de ses membres. Pour bien remplir cette mission, il a fait construire un nouveau siège à son organisation. L’inauguration du bâtiment a été faite en février 2025. Une preuve, s’il en était, de sa volonté de redynamiser les activités du GOTIC en somnolence, un temps, et de soutenir les politiques publiques dans le secteur. Avant d’être président du GOTIC, M. Gnon est d’abord directeur général et fondateur de SONEC AFRICA.
Son entreprise est spécialisée dans l’ingénierie informatique et l’intégration de plateformes digitales. Avec 24 ans d’expérience, Laurent Gnon est le concepteur-développeur des plateformes dématérialisées et sécurisées des examens et concours, ainsi que du permis de conduire. « Notre technologie dénommée Siraba (grande route en langue Malinké) vise à réduire les causes humaines des accidents », expliquait-il en 2014, en présentant cette solution.
Il est Commandeur dans l’Ordre du mérite de la poste et des télécoms en 2025, Awards du forum « Les Bâtisseurs de l’Économie Africaine » et d’autres prix d’excellence.
#12. Raphaël Konan, RAXIO Data Center, CIVIX

Parmi les personnalités qui ont marqué l’année 2025 dans le secteur de l’économie numérique, ce serait une faute de ne pas copter Raphaël Konan, le directeur général de RAXIO Data Center Côte d’Ivoire. Disons qu’il est le principal architecte du premier data center de très grande capacité en Côte d’Ivoire dont l’inauguration a eu lieu le 24 septembre 2024, au VITIB de Grand-Bassam. Grâce à lui, le pays peut être fier de disposer d’une infrastructure de cette taille et de cette dimension, indispensable pour l’hébergement et le stockage local des données sensibles des administrations publiques et du secteur privé.
RAXIO Data Center est de type TIER III, avec une capacité de 3 MW pour 400 racks. L’ARTCI lui est lié par un partenariat signé en mai 2025, pour abriter le 3e point d’échange internet national (CIVIX). Et en juin 2025, l’État de Côte d’Ivoire a conclu un accord pour y héberger les données de ses services publics. Diplômé de la 22e promotion de l’ESCA – INPHB de Yamoussoukro, Raphaël Konan compte plus de 20 ans d’expérience dans les secteurs des télécoms, des TIC et de l’économie numérique. Il a débuté sa carrière comme ingénieur commercial à Bull Côte d’Ivoire, après des passages à Total et Computech. Il a occupé des postes de direction à Côte d’Ivoire Télécom (Orange Côte d’Ivoire), Afripa Télécom, Alink, PCCW Global et VIPNET, premier opérateur alternatif d’internet.
#13. Steve Tchouaga, ST Digital et le cloud souverain

Le 2 octobre 2025, le data centre de ST Digital est inauguré en Côte d’Ivoire, sur le site du VITIB de Grand-Bassam. L’homme qui a rendu possible la construction de cette infrastructure de qualité dans le stockage et l’hébergement des données sur le sol ivoirien s’appelle Steve Tchouaga. Il était alors directeur général de ST Digital Côte d’Ivoire depuis fin 2022, avant de passer la main fin janvier 2026. Aujourd’hui, il évolue au poste de Secrétaire général du groupe.
Le data center qu’il a fait construire présente ces spécifications technologiques : Tier III, 3 modules, capacité 160 racks de 42 serveurs chacun, soit plus de 6 000 serveurs physiques et plus de 50 000 serveurs virtuels, 1MW. Un data center sert à héberger des données. Avant d’occuper le poste de directeur général de ST Digital, Steve Tchouaga, a porté à bout de bras plusieurs projets. Par exemple, à Camtel, au Cameroun, où il était responsable de l’innovation, sa mission était de repérer les nouvelles tendances technologiques et d’aider à la transformation numérique en Afrique. Il a travaillé 9 ans à ALTETIA où il a dirigé une unité de services à l’organisation. Digital MAG ne pouvait pas ne pas l’honorer dans son TOP 2025.
#14. Kadotien Alassane Soro, Yango champion du VTC et de la livraison

Kadotien Alassane Soro est le directeur général de Yango Côte d’Ivoire, leader du VTC. En 2025, il s’est démêlé comme un beau diable pour ouvrir le siège régional africain de Yango, (une entreprise technologique internationale) à Abidjan. Situé à Ivoire Trade Center, à Cocody, c’est désormais, à partir de là qu’il coordonne ses opérations dans 16 pays africains. Pour ainsi dire, en 2025, Kadotien Alassane Soro a fait d’Abidjan le centre névralgique de Yango en Afrique. Mieux, il ne ménage aucun effort pour pousser à de nouvelles fonctionnalités sur l’appli Yango.
Ces fonctionnalités sont autant d’opportunités offertes aux usagers. Par exemple, Yango Delivery et Yango Food qui intègrent le transport, la livraison de colis, la livraison de repas, et Yango Achat et Vente pour le e-commerce. En tout, ce sont 300 millions de dollars, (180 milliards FCFA) qui devraient être investis en Côte d’Ivoire pour soutenir la création de dizaines de milliers d’emplois de chauffeurs et de coursiers, de milliers de PME de transport, de logistique et restaurant. Kadotien Alassane Soro a signé un accord avec le ministère de l’Emploi et de la Protection sociale pour intégrer ses chauffeurs et coursiers partenaires au régime social des travailleurs indépendants, à la CMU et leur garantir des revenus stables.
#15. Koné Ibrahima, QUIPUX, vidéo-verbalisation et les amendes

À la tête de Quipux Afrique SA, Ibrahima Koné a contribué à transformer le secteur du transport routier grâce à des solutions technologiques innovantes. Créée en 2013, la technologique de Quipux Afrique s’appuie sur trois axes. Le premier est un système de gestion intégrée, qui centralise les activités liées au transport routier et fonctionne avec des centres de services entièrement digitaux. Le deuxième, c’est la vidéo-verbalisation. Avec ses équipements de pointe, les infractions au code de la route retenues pour être enregistrées par les caméras de surveillance du réseau routier sont captées, traitées, notifiées aux contrevenants.
Il s’agit des infractions comme l’excès de vitesses, le téléphone au volant, le non-port de la ceinture de sécurité et non-respect des feux de signalisation. La vidéo-verbalisation a permis de réduire les infractions routières et à l’Etat de gagner de l’argent. Le troisième axe, lui, porte sur la fourrière administrative intelligente qui simplifie la gestion des véhicules et améliore la qualité du service pour les usagers. En 2025, Quipux Afrique aurait généré plus de 17 milliards FCFA d’impôts et reversé plusieurs milliards au Trésor et au ministère des Transports.
#16. Isaac Gnamba‑Yao, le visage de la transformation postale en Côte d’Ivoire

À la tête de La Poste de Côte d’Ivoire depuis 2018, Isaac Gnamba‑Yao a engagé l’entreprise dans une modernisation profonde, en s’appuyant sur le numérique. Sous sa direction, La Poste veut se positionner comme un acteur clé du e‑commerce et de la logistique, en capitalisant sur la montée en puissance des colis et paquets. Un communiqué de La Poste de Côte d’Ivoire, publié le 19 décembre 2025 désigne la société comme l’opérateur de la livraison. Elle est désormais chargée du suivi et de la traçabilité des colis, bref, de la régulation du métier de la livraison.
Isaac Gnamba‑Yao défend une poste plus proche, plus utile et plus connectée. Il porte des projets comme la digitalisation des services administratifs de proximité avec Ma Poste, la relance des activités bancaires postales ou encore la régulation du secteur de la livraison, aujourd’hui dominé par l’informel. Son engagement, reconnu par les autorités ivoiriennes, l’a conduit jusqu’à représenter la Côte d’Ivoire sur la scène internationale, par sa candidature au poste de vice‑directeur général de l’Union postale universelle, du 8 au 19 septembre 2025, à Dubaï. Même sans obtenir ce siège, son impact dans la modernisation du secteur postal est incontestable.
#17. Yaya Sylla, Sah Analytics, solutions spatiales et de défense

Dr. Yaya Sylla, président-directeur général de SaH Analytics est présenté comme l’un pionnier de l’intelligence artificielle en Côte d’Ivoire. Il en est de même pour son entreprise qui développe plusieurs applications IA dans les secteurs de la défense, de la sécurité, de la santé et de l’environnement en Côte d’Ivoire. En février 2025, il a fait sensation en organisant la première édition du Salon de l’intelligence artificielle, de la défense et de l’espace (SIADE), le Salon international de l’IA, de la défense et de l’espace en Afrique. Il aussi réalisé une belle acquisition en 2025 : le rachat de la société française data354. Une opération qui confirme son expertise dans la transformation digitale des organisations.
Par le déploiement de solutions d’intelligence artificielle adaptées aux enjeux africains et la structuration d’un écosystème technologique local, Dr. Sylla contribue à la souveraineté numérique et à la montée en compétence de l’économie ivoirienne dans les technologies de pointe. Créée en 2019, SaH Analytics fait aussi de la cybersécurité en Côte d’Ivoire. Sans oublier la formation à la sécurité informatique, la data science et le cloud computing. Somme toute, Dr. Yaya Sylla propose avec son entreprise qui marche, ses services pour assurer une transition vers le digital business à travers l’analyse des données collectées et traitées par l’intelligence artificielle (IA) et le machine learning.
#18. Didier Kla, d’Orange Côte d’Ivoire à Kaydan Technology

Dans les télécoms depuis 29 ans, Didier Kla est ingénieur en informatique, spécialisé en réseaux. Son parcours commence en 1997 à Globe Access Internet, puis en 1999, à Orange Côte d’Ivoire où il occupe les postes de directeur technique, directeur Orange Business and Broadband et directeur général d’Orange cloud & cyber solutions. Son expérience est désormais au service de Kaydan Technology où il a été nommé directeur général le 16 septembre 2025. Didier Kla est l’un des grands bâtisseurs des réseaux télécoms en Côte d’Ivoire, un champion du déploiement des infrastructures et des services B2B, cloud et cybersécurité.
C’est un fervent promoteur de l’internet libre et des logiciels open source. Ami des étudiants, il est connu pour son franc-parler. Morceau choisi le 20 novembre 2024, aux ATDA, à Abidjan : « L’Afrique a fait du chemin sur le numérique, mais reste loin du compte, en termes de data center. Ces infrastructures installées sur le continent appartiennent en réalité aux géants de la tech. C’est donc un déplacement géographique du problème. Ces majors qui avaient leurs data center en Europe, les ont déportés en Afrique. Elles hébergent nos données ici, ensuite, les rapatrient chez elles (…) C’est un leurre pour les Africains. Tu ne fabriques rien, tu ne construis rien et tu veux être souverain ».
#19. Mohamed Sounkéré, de CentralBill à HMS

Mohamed Sounkéré est un entrepreneur technologique ivoirien très actif dans l’écosystème numérique. Cofondateur et PDG de Veone, il est régulièrement présent lors des grands rendez-vous du secteur comme à Ivoire Tech Forum, aux Journées du droit numérique ou encore à African Digital Week. Expert en cybersécurité, cloud et open source, il s’est donné pour mission de rendre les solutions tech accessibles aux entreprises et de promouvoir l’innovation locale. Avec lui, Veone a réalisé 1500 projets et maîtrisé plus de 500 technologies.
L’entreprise a développé des solutions telles qu’AssurLink, qui optimise les processus des cabinets d’assurance, et CentralBill qui modernise les paiements et le recouvrement des grandes entreprises. Cette dernière a été reconnue en 2024 comme la meilleure innovation digitale aux Awards de la transformation digitale. En 2025, Veone a présenté sa solution HMS pour la digitalisation des établissements de santé. Avec plus de 20 ans d’expérience, Mohamed Sounkéré n’est plus à présenter.
#20. Sidibé Hadama, COMPUTEC et la politique nationale de santé digitale

Sidibé Hadama, directeur général de COMPUTEC, a lui aussi marqué l’écosystème numérique ivoirien par son leadership. COMPUTEC est devenue, avec lui, un acteur représentatif de la transformation digitale des entreprises ivoiriennes. Son influence s’est affirmée en 2025 dans un partenariat avec Huawei Digital Power. Cette alliance a pour but de développer des solutions solaires intelligentes pour un numérique durable en Afrique. En tant que consultant pour la santé digitale, il a dirigé la Politique nationale de la santé digitale.
Avec lui, COMPUTEC a fêté ses 30 ans en 2024. Sa stratégie de développement repose sur 5 piliers : établir et renforcer les relations avec les leaders du marché international ou régional, explorer les possibilités d’expansion dans des niches technologiques émergentes et exploiter de nouveaux marché, gérer efficacement les ressources humaines et financières, veiller à ce que des compétences de haute qualité restent disponibles, promouvoir des opportunités d’emploi, améliorer l’employabilité et combler le déficit de compétences numériques en Afrique.
La Rédaction



































