La Côte d’Ivoire compte 232 services publics digitalisés. Le pays s’est aussi enrichi d’un data center pour l’hébergement de ses données. Dans cette dynamique, la SNDI multiplie les sessions de formation des acteurs du monde rurale dans un esprit d’inclusion numérique. Pour le reste de l’actualité digitale de la semaine du 29 septembre au 5 octobre 2025, en Côte d’Ivoire, on retient la sortie de UBER du marché et le déploiement du logiciel d’état civil dans le Guémon et le Cavally.
Côte d’Ivoire : 232 services publics digitalisés

Le ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation a annoncé, le 2 octobre, à un atelier à Grand-Bassam, que 232 services administratifs publics sont disponibles en ligne. On peut citer, entre autres, l’état civil, le certificat de nationalité, les inscriptions et les résultats aux examens scolaires en ligne pour l’éducation et le carnet de santé numérisé. Le secteur agricole n’est pas en reste, en raison de son poids dans l’économie nationale. Cette digitalisation des services publics s’inscrit dans le cadre du Projet d’accélération digitale en Côte d’Ivoire (PADCI), cofinancé par la Banque mondiale.
Elle vise à moderniser l’administration, à rapprocher les services publics des citoyens et des entreprises. « Grâce au numérique, les citoyens accèdent à des services publics sans se déplacer, avec un gain de temps, d’argent et une réduction des tracasseries administratives », s’est félicité Rockya Fofana, directrice de cabinet adjointe du ministère. L’atelier portait sur la cartographie des e-services déployés par l’État. Les participants étaient appelés à valider la liste de services prioritaires à améliorer ou à créer, assortie d’un plan d’action afin de bâtir une administration numérique plus efficace, inclusive et proche des usagers.
Selon l’indice mondial de l’administration en ligne (EGDI) établi par le département des affaires sociales des Nations unies (UN DESA) en 2024, la Côte d’Ivoire a un score de 0,5587 sur 1. Elle occupe le 124e rang mondial.
Côte d’Ivoire : ST Digital inaugure son data center Tier III à Grand-Bassam

ST Digital a inauguré, le 2 octobre 2025, son data center de type Tier III dans la zone franche technologique du VITIB, à Grand-Bassam. « Avec cet outil, notre dynamique numérique prend une nouvelle dimension. Dans un contexte où la numérisation s’accélère et où les cyberattaques se multiplient, disposer d’infrastructures locales est indispensable pour protéger nos données », alerte Anthony Same, directeur général de ST Digital. Conçu sur trois modules, ce data center peut accueillir environ 160 racks de 42 serveurs chacun, soit plus de 6000 serveurs physiques et plus de 50 000 serveurs virtuels.
« Il est éco-responsable, construit partiellement avec des matériaux locaux et intégré à son environnement », précise Steve Tchouaga, directeur général de la filiale ivoirienne. L’ensemble du projet a été conçu et réalisé par des experts ivoiriens, avec une supervision internationale, sur une période de huit mois. Bon à savoir. La majorité des données sensibles des entreprises et services publics sont jusque-là stockées à l’étranger. En localisant ses infrastructures, ST Digital entend renforcer la souveraineté numérique du pays, tout en restant ouvert aux échanges internationaux. Ce data center servira à la fois les administrations publiques, les entreprises, les start-ups et les projets nationaux par l’hébergement des données et des applications dans le respect des normes nationales.
VTC : UBER quitte la Côte d’Ivoire, après 6 ans d’activités

L’entreprise américaine de véhicule de transport avec chauffeur (VTC), Uber, a mis fin à ses activités en Côte d’Ivoire depuis le jeudi 25 septembre 2025 par des messages adressés à ses utilisateurs. UBER a exprimé « ses regrets » pour les désagréments que ce départ précipité pourrait causer, sans toutefois préciser les raisons de cette décision. UBER met ainsi fin à six années d’opérations sur le marché ivoirien de la mobilité urbaine.
La sortie de cette entreprise de VT intervient alors qu’elle venait d’être été officiellement autorisée à exercer sur le marché ivoirien par l’Autorité de régulation du transport intérieur (ARTI) et la direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), en janvier 2025. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette décision dont la principale est la concurrence accrue avec des plateformes telles que Yango, In Drive, Heetch, ainsi que la forte pression des taxis traditionnels. En réalité, UBER n’a pas su adapter son modèle économique au marché ivoirien très régulé.
Côte d’Ivoire : Le logiciel d’état civil de l’ONECI déployé dans le Gémon et le Cavally

Le logiciel d’état civil de l’ONECI a été déployé dans la région du Cavally et du Guémon, à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, du mercredi 26 septembre au jeudi 1er octobre 2025. Ce qui a donné lieu à la formation des agents d’état civil des sous-préfectures et des mairies de la région du Cavally, une action simultanément menée dans la région du Guémon. Il s’est ensuivi des opérations de suivi/assistance qui ont été dispensées dans chacun des 43 centres d’état civil des 8 départements des régions du Guémon et du Cavally.
Ainsi, le déploiement simultané dans les deux régions portera le nombre de centres couverts à 689, soit 99,71% des centres connectés au système RNPP. Selon le chef de projet état civil à l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI), Dr. Afessi Afessi, l’objectif principal de ce déploiement est de rendre fonctionnelle, avec l’appui financier des institutions nationales et organismes internationaux, la solution logicielle de l’état civil dans l’ensemble des centres d’état civil des sous-préfectures et mairies du pays. Enfin, les sous-préfectures ont équipées de 72 kits ordinateurs, et les mairies de 21 kits, en plus d’une imprimante par centre d’état civil.
Côte d’Ivoire : La SNDI forme les chefs traditionnels, les jeunes et les femmes du monde rural aux usages numériques à Katiola et Ferké

Un séminaire de renforcement des compétences numériques des chefs de village, des femmes et des jeunes s’est tenu du 29 septembre au 3 octobre à Katiola. Organisé par la Société nationale de développement informatique (SNDI), 200 auditeurs ont bénéficié de cette mise à jour. Le programme a proposé des ateliers pratiques et en sécurité numérique, leadership, employabilité, insertion professionnelle, intelligence artificielle, initiation à l’informatique, etc. Cette formation s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme d’autonomisation numérique des populations soutenu par le ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation.
A Ferkessédougou également, la SNDI a donné des séances de formation numérique, du 30 septembre au 4 octobre 2025. Chefs traditionnels, jeunes et femmes des zones rurales en étaient les bénéficiaires. Education financière numérique et compétences de base dans l’usage des services numériques accessibles via la téléphonie mobile constituaient les modules de formation. Selon le représentant du directeur général de la SNDI, Jean Paul Kouassi, ces séminaires de formation visent la réduction de la fracture numérique et la promotion de l’inclusion numérique en Côte d’Ivoire ». Ils sont financés par l’Etat de Côte d’Ivoire avec l’appui de l’Institut Tony Blair, de l’ONG Digi Femmes et de l’Institut de Formation de La Poste.




































