Après l’Assemblée nationale, le Sénat a adopté le budget du ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation. Le ministre Ibrahim Kalil Konaté, s’en est félicité autant que de l’avancement des travaux du Data center national. Pendant ce temps, les startups cherchent à développer des solutions africaines de santé numérique quand UBA et l’ONECI signent un accord pour sécuriser les transactions bancaires autour du KYC. A Vavoua, les élèves trichent fort avec l’IA…
Côte d’Ivoire : Le Sénat confirme le budget 2026 du ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation à 83,2 milliards FCFA

Le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Ibrahim Kalil Konaté, a présenté le budget 2026 de son département le 12 décembre 2026, après l’accord de l’Assemblée nationale. Il s’établi à 83, 275 milliards FCFA pour quatre grands axes : administration générale, économie numérique et Poste, technologie en milieu rural, et régulation des communications électroniques.
Comme les députés, le 20 novembre 2025, les sénateurs de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) ont adopté ce budget qui est en hausse comparé à celui de 2025.
Le ministre a rappelé que ce budget soutiendra la modernisation des services publics, l’accès au numérique pour tous et la performance de l’État. Il a salué l’appui du Sénat pour poursuivre la dynamique de transformation digitale du pays.
Côte d’Ivoire : Les travaux du Data center national exécutés à 20%

Le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Ibrahim Kalil Konaté, a effectué le 9 décembre 2025, une visite de terrain sur le chantier du Data center national (DCN) situé au VITIB de Grand-Bassam dont l’ouvrage sera livré fin 2026. À l’issue de la mission, il s’est félicité de l’avancement des travaux, dont le taux d’exécution dépasse désormais 20 %.
Financé à hauteur de 42,361 milliards FCFA, le projet vise à doter la Côte d’Ivoire d’un socle sécurisé pour l’hébergement des données stratégiques de l’administration. Ibrahim Kalil Konaté a rappelé l’importance de cette infrastructure pour la souveraineté numérique du pays.
« La Banque mondiale elle-même a créé une vice-présidence dédiée à ces questions. Mais pour tirer profit de l’intelligence artificielle et de la gouvernance des données, il faut d’abord des infrastructures robustes capables d’héberger nos informations », a-t-il déclaré.
L’entreprise adjudicataire du chantier, c’est CYBASTION, les États-Unis à travers EXIM Bank USA, ainsi que le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) et ses partenaires techniques, dont APL, Cisco et HPE. Selon la directrice immobilière de CYBASTION et responsable du projet, Marie Pascal Eyok, le Data center national offrira à l’État de Côte d’Ivoire, « un espace hautement sécurisé pour l’hébergement des données sensibles, garantissant une souveraineté numérique totale ».
Côte d’Ivoire : Un Bootcamp à la recherche de solution e-santé en Afrique francophone

Le Bootcamp e-santé Afrique Francophone 2025 a débuté le 9 décembre 2025, à l’auditorium du ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation, au Plateau. Durant 4 jours, l’innovation technologique au service des systèmes de santé en Afrique francophone a occupé développeurs de solutions numériques, experts, médecins, institutions, startups, étudiants, bailleurs, autour d’un objectif : construire des solutions tech de santé adaptées aux réalités africaines, avec pour thème : « Tout pour le patient ».
Le directeur de l’innovation, des startups et du secteur privé au ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation, Coulibaly Stéphane Konandi, a rappelé que la santé est un secteur prioritaire pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique.
La Commissaire générale, Corine Ouattara, elle, a expliqué que les travaux devraient se tenir au siège de Kroniks-X Health et à l’INFAS. Et les participants devraient participer à des ateliers, des travaux de groupe, des immersions, de la restitution et des mises en situation : santé mentale et numérique, IA et données de santé, recherche clinique et innovation pharmaceutique, interopérabilité et cybersécurité…
Côte d’Ivoire : Accord entre ONECI et UBA autour des KYC

L’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI) et UBA Côte d’Ivoire ont convenu, le 11 décembre 2025, de mutualiser leurs efforts pour renforcer la sécurité des transactions bancaires et lutter contre le blanchiment de capitaux. Selon les termes de l’accord, UBA pourra accéder au Registre national des personnes physiques (RNPP) de l’État civil ivoirien.
« Notre objectif est de rassurer nos clients qu’ils peuvent avoir confiance en leur banque dans toutes les transactions », a expliqué Tony Odeigah, directeur général de la banque UBA Côte d’Ivoire.
Depuis plusieurs années, les autorités financières (BCEAO et UEMOA) imposent aux banques de la sous-région Afrique de l’Ouest, des règles strictes pour mieux connaître leurs clients. Il s’agit du KYC (Know Your Customer) qui est une procédure de sécurité et de traçabilité qui vise à lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, mais elle représente aussi un défi pour les institutions financières qui doivent trouver des moyens fiables et rapides d’authentifier leurs clients.
« La sécurisation des données personnelles est au cœur de notre action. Le système que nous mettons en place respecte les normes nationales de protection de la vie privée, les meilleures pratiques internationales, ainsi que les principes d’intégrité et de fiabilité des données utilisées par nos partenaires. Nous protégeons la dignité numérique de chaque citoyen », a dit, pour sa part, le directeur général de l’ONECI, Ago Christian Kodia.
Côte d’Ivoire : Tricherie scolaire en hausse à Vavoua à cause de l’IA

Des enseignants des lycées et collèges de Vavoua signalent une hausse des cas de tricherie liée à l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle (IA) lors des devoirs, depuis le début du premier trimestre de l’année scolaire 2025-2026, selon l’AIP.
Au lycée moderne de Vavoua et dans des établissements privés du département, des élèves utiliseraient discrètement leurs téléphones Android pour consulter l’application d’IA « GTP » en pleine évaluation, selon plusieurs enseignants. Ces derniers rapportent une multiplication des cas détectés ces dernières semaines.
Des professeurs du second cycle et des classes de troisième, notamment en anglais, espagnol, mathématiques et français, indiquent avoir relevé des copies présentant des niveaux d’analyse et de formulation supérieurs aux performances habituelles des élèves. L’administration et les enseignants du lycée moderne ont décidé de renforcer l’application de l’arrêté ministériel interdisant les téléphones portables dans les établissements scolaires. Les surveillances au cours des évaluations ont été renforcées.
Une sélection de K. Bruno




































