Même si l’attention des Ivoiriens est focalisée sur l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, l’actualité digitale reste fournies. Voici notre sélection du Top 5 de l’actu IT de la semaine du 13 au 20 octobre 2025.
Les acteurs du monde rural formés à Dimbokro et Adzopé

La Société nationale de développement informatique (SNDI) a déployé son dispositif de formation aux outils numériques à Dimbokro et Adzopé, du 6 au 11 octobre 2025. Ainsi, les chefs traditionnels, les femmes et les jeunes du milieu rural ont bénéficié de séances de formation autour des modules suivants : leadership et confiance en soi, sécurité numérique, initiation à l’informatique, employabilité, insertion professionnelle et digital, entrepreneuriat, comptabilité simplifiée numérique, introduction à l’IA.
« Ce séminaire de formation a pour objectif de réduire la fracture numérique et de promouvoir l’inclusion numérique durable », a indiqué le directeur du centre de formation de la SNDI, Kouassi Jean-Paul. Selon lui, ces ateliers pratiques traduisent la volonté du gouvernement de favoriser l’autonomisation numérique des anciens, des femmes et des jeunes dans le milieu rural. Mais aussi de faciliter l’accès à l’emploi et d’encourager la création de sources de revenu grâce aux technologies numériques.
Accord entre INP-HB et STELLENIUM pour la formation de data scientists…

L’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB) et l’Institut SETELLIUM ont signé, le 10 octobre 2025, un mémorandum d’entente pour le déploiement d’un programme de formation de data scientists, d’ingénieurs et de responsables de gouvernance technologique. Le projet prévoit le développement de centres de données adaptés aux besoins locaux et la mise en place d’une infrastructure cloud souveraine destinée aux start-ups, entreprises et services publics. Des infrastructures énergétiques spécifiques devraient soutenir le fonctionnement continu et sécurisé de ces systèmes.
La Côte d’Ivoire espère ainsi former une nouvelle génération de talents en IA, renforcer l’attractivité de son marché du travail et réduire la dépendance aux fournisseurs étrangers tout en sécurisant ses données nationales. Selon le Global Startup Ecosystem Index 2025, l’écosystème start-up ivoirien occupe le 5e rang en Afrique de l’Ouest et le 113e, mondial. Pour Nancy Coblenz, cofondatrice et présidente de STELLENIUM, la Côte d’Ivoire est le pays idéal pour porter une initiative. La combinaison de sa population, de ses infrastructures et de son économie en expansion offre un cadre favorable au déploiement de technologies.
La start-up ADES emprunte 350 millions FCFA auprès de CDC-CI Capital

L’Agence de développement de l’E-Santé (ADES) est une start-up ivoirienne. Elle opère dans la médecine numérique. Elle a obtenu, le 14 octobre 2025, auprès de CDC-CI Capital, un fonds d’investissement public en Côte d’Ivoire, un financement de 350 millions FCFA. Selon Arthur Coulibaly, directeur général de CDC-CI Capital, ce financement, sous forme de capitaux propres investis dans la start-up, permettra de soutenir l’expansion des activités d’ADES, d’améliorer son plateau technique, de renforcer ses ressources humaines et d’acquérir du matériel roulant pour le transport médicalisé des patients. Cet argent, a-t-il ajouté, devrait servir à l’amélioration d’UMED, la plateforme en ligne d’ADES.
« Nous avons considéré cet investissement en tenant compte du rôle pionnier d’ADES dans la télémédecine qui consiste en des consultations médicales en ligne, des analyses médicales et des services d’imagerie médicale. Il contribue aux efforts du gouvernement en matière d’amélioration du système de santé, d’accès aux soins médicaux de qualité et de soutien à l’employabilité et l’entrepreneuriat des jeunes », a précisé Arthur Coulibaly. Enfin, il a annoncé que, dans le cadre d’un programme d’appui aux start-ups dont ADES fait partie, à la mi-novembre 2025, 10 entreprises et startups seront incubées en France. Pour ce faire, HEC Paris et Station Elf ont été choisies. ADES a été créé par des jeunes médecins. Ousmane Soumahoro en est le directeur médical.
Start-up e-santé, une cagnotte de 6 millions de FCFA à gagner !

Le CIMSA 2025, avec le ministère de la Santé et du ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation, organise un concours sous la tutelle de la Fédération ivoirienne des petites et moyennes entreprises (FIPME). Ici, seules les start-ups d’e-santé sont concernées. Elles sont appelées à proposer des solutions innovantes, adaptées à l’intelligence artificielle et à dématérialiser la documentation dans les centres de santé pour les rendre accessibles aux populations. Les critères d’évaluation des projets sont le profil du porteur du projet, l’efficacité, l’originalité, l’impact technologique, l’innovation, la cohérence et la crédibilité, et le potentiel de développement.
Les innovations attendus sont le mobil-Health, les systèmes de gestion informatisée intégrée, la télémédecine, les systèmes d’information hospitaliers et sanitaires, etc. Pour ce qui est des applications, les solutions devront s’aligner sur les priorités du pays, avoir un impact social, être conviviales et faciles à utiliser. Selon Karen Diallo du ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation, ce concours concerne les développeurs d’applications, les utilisateurs ou soutiens à l’implémentation des solutions TIC en santé, les étudiants en informatique et les instituts de formation des sciences de la santé. La récompense à la clé est de 6 millions de FCFA dont 3 millions pour le 1er. Inscription sur www.awards-esante.com, du 8 octobre 2025 au 15 janvier 2026.
Wave et DigiFemmes s’accordent pour soutenir les entrepreneures

Wave et DigiFemmes ont lancé, le jeudi 16 octobre 2025, à Abidjan-Cocody, le projet WaveUP. C’est un programme d’accompagnement des entrepreneures en vue de transformer leurs activités pour les rendre plus stables, rentables et intégrées au système économique formel. Selon la directrice des affaires publiques de Wave, Carlène Kondo Tano, seules les dirigeantes de très petites et petites et moyennes entreprises (TPE/PME) en phase de structuration peuvent s’inscrire. Celles qui ont une activité économique à potentiel, mais qui manquent d’outils, de visibilité ou d’accès au financement pour passer à l’échelle supérieure.
A la fin du programme, 3 lauréates sur les 500 inscrites percevront 2 millions FCFA chacune et bénéficieront de sessions de mentorat mensuel. Les critères à remplir sont : être dirigées par une entrepreneure avec un niveau secondaire minimum, être en activité depuis moins de 12 mois, ou en phase de lancement avec un besoin identifié de formalisation, d’organisation et de financement initial, et être en Côte d’Ivoire, dans les zones rurales ou périphériques. Le processus débute par un appel à candidatures en ligne via la plateforme DigiFemmes. Les 500 femmes retenues participent ensuite à un boot camp intensif de 2 jours. A la fin, 15 finalistes sont retenues pour structurer leur projet et perfectionner leur pitch. Mais, seules les 3 premières gagnent un peu d’argent pour leurs affaires.
Carte nationale d’identité, comment acheter en ligne les timbres électroniques ?

Les Ivoiriens peuvent désormais acheter les timbres pour les cartes nationales d’identité (CNI) en ligne. Selon l’Office national de l’état civil et de l’identification de Côte d’Ivoire (ONECI), l’achat de timbre se fait via son site officiel. « Ce nouveau dispositif vise à simplifier les démarches administratives et à garantir un service rapide, fiable et accessible à tous les ivoiriens. Une véritable révolution numérique dans la gestion de l’état civil en Côte d’Ivoire », écrit l’ONECI sur sa page officiel. Le service en ligne est disponible depuis ce mois d’octobre 2025. Il s’inscrit dans la stratégie de digitalisation des services publics engagée par l’ONECI.
Techniquement, pour effectuer l’achat, le demandeur de CNI se d’abord rend sur le portail de l’ONECI. Il clique ensuite sur l’option « Accéder au service ». Enfin, il finalise la procédure de paiement en ligne. Le coût du timbre reste à 5000FCFA. Le demandeur devra toutefois disposer de quelques pièces justificatives, notamment un titre d’identité personnel, celui de la mère, ainsi que le Numéro national d’identification (NNI) en ce qui concerne les duplicatas. L’achat en ligne est censé réduire les risques de fraude, de falsification des timbres physiques et optimiser la traçabilité des transactions. Selon l’ONECI, le service est opérationnel dans toutes ses agences d’Abidjan, en attendant l’extension à l’intérieur du pays.
Djamo lève 3,5 millions de dollars auprès de Symbiotics pour accélérer son développement

La fintech Djamo a encore levé des fonds. Cette-fois, c’est 3,5 millions de dollars (Plus de 2 milliards FCFA) de dette auprès de Symbiotics. Objectif, accélérer le développement la banque numérique inclusive en Côte d’Ivoire au Sénégal et dans toute l’Afrique francophone. Environ 50 % des clients de Djamo n’étaient auparavant pas bancarisés et 60 % ont reçu leur première carte selon startupresearcher ce 17 octobre 2025.
Les fonds levés auprès de Symbiotics permettront d’élargir l’accès aux comptes, aux cartes et à l’épargne pour les utilisateurs mal desservis
Expansion et amélioration des services de Djamo en Côte d’Ivoire. Ce financement permettra aussi de financer l’expansion de Djamo en Côte d’Ivoire, son marché principal. Cette opération témoigne de la confiance que les investisseurs ont dans la finance numérique en Afrique de l’Ouest francophone.


































