La principale information de la semaine du 19 au 25 janvier 2026, c’est la nomination de Djibril Ouattara au poste de ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique. Les autres ne sont pas moins importantes. Ci-après, le Top 5 de l’actualité digitale.
Djibril Ouattara nommé ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique

Djibril Ouattara est le nouveau ministre ivoirien de la Transition numérique et de l’Innovation technologique. Il a été nommé le 23 janvier 2026, à la suite du remaniement ministériel intervenu dans le pays. Il remplace Ibrahim Kalil Konaté nommé au Commerce et à l’Industrie. Le nouveau ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique a été directeur général de MTN-Côte d’Ivoire de 2019 à 2025.
C’est donc quelqu’un qui connait le secteur qui prend le département de l’économie numérique. Sa nomination intervient au moment où la Côte d’Ivoire accélère sa digitalisation : modernisation de l’administration, cybersécurité, innovation locale, souveraineté numérique, infrastructures haut débit, inclusion digitale. Son profil d’expert connu et reconnu sur les enjeux technologiques devrait l’aider à réussir si tant est qu’il est bien entouré.
Déficit de centres de données et de capacités de calcul en Côte d’Ivoire (PNUD)

Un atelier national a réuni, du17 au19 novembre 2025 ministères, experts, secteur privé et partenaires internationaux autour du développement de l’intelligence artificielle en Côte d’Ivoire. Il s’agissait, pour les organisateurs, le PNUD et le ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation, de définir une nouvelle politique qui devrait permettre de rattraper le retard du pays en IA. Cet atelier s’inscrit dans l’initiative mondiale AI SPRINT qui déploie l’outil AILA (Artificial Intelligence Landscape Assessment). Ce qui permet de cartographier l’écosystème IA d’un pays.
« L’outil AILA permet de cartographier l’état de préparation du pays, d’identifier les lacunes prioritaires et de proposer une feuille de route pour un déploiement éthique et inclusif de l’IA », explique le Représentant-Résident du PNUD en Côte d’Ivoire, Gaël Ollivier.
Il a promis d’accompagner le gouvernement ivoirien à chaque étape de cette transformation. Une première évaluation a examiné l’écosystème ivoirien en trois dimensions : infrastructures, talents et startups existants, usages potentiels de l’IA dans la gouvernance publique et cadres juridiques et éthiques.
Il en ressort que la Côte d’Ivoire souffre d’un déficit de centres de données et de capacités de calcul, de la fracture numérique, des lacunes au sein de l’administration, de la compréhension limitée des enjeux de l’IA et d’un manque d’expertise technique. En 2023, le pays occupait le 138e rang mondial sur 193 pays dans le Government AI Readiness Index d’Oxford Insights, l’indicateur de référence qui mesure la capacité des États à intégrer l’intelligence artificielle dans leurs services publics. Avec un score de 32,78 sur 100, le pays accuse un retard sur les infrastructures numériques, les compétences spécialisées et le cadre réglementaire aussi.
L’IA ne peut pas remplacer le travail d’un journaliste (UPF section Côte d’Ivoire)

La première Conférence internationale de la presse francophone s’est tenue du 21 au 25 janvier à Libreville, au Gabon. Là-bas, Viviane Mouhi Ayehui, présidente de l’Union de la presse francophone (UPF) section Côte d’Ivoire, a pris part à une conférence autour du thème : « Intelligence artificielle : opportunité ou menace ? » Pour elle, l’enjeu réside dans l’usage de l’IA.
« Il faut savoir l’optimiser. L’intelligence artificielle ne peut pas remplacer le travail d’un journaliste sur le terrain », a-t-elle dit.
Viviane Mouhi Ayehui a annoncé que les recommandations issues des travaux de Libreville seront relayées en Côte d’Ivoire. Mieux, l’UPF section Côte d’Ivoire prévoit d’organiser une formation dédiée aux acteurs des médias. Cela, afin de leur permettre de s’approprier les outils de l’IA et d’en faire un meilleur usage dans le traitement des informations.
« Nous ne devons pas être des esclaves de l’IA, mais en faire un bon usage. Le journalisme ne va pas mourir au profit de l’IA. Il va s’adapter », prévient-elle.
Orange Sat pour concurrencer Starlink dans l’internet par satellite

Selon Orange Côte d’Ivoire, dans un communiqué en date du 22 janvier 2026, une offre d’internet par satellite appelée Orange Sat est désormais disponible en Côte d’Ivoire. Cette nouvelle offre vient proposer une connexion fiable et performante sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales non couvertes par la 4G et la fibre, ainsi que dans les localités difficiles d’accès.
« Fruit d’un partenariat avec Eutelsat, Orange Sat va compléter notre portefeuille de connectivité fibre, mobile haut débit et désormais satellite pour répondre aux réalités géographiques et économiques de la Côte d’Ivoire », peut-on lire dans le communiqué sur LinkedIn.
Selon l’UIT, les réseaux 2G, 3G et 4G couvraient respectivement 98,9 %, 98,3 % et 93,7 % de la population. L’offre satellitaire permet de toucher de nouveaux abonnés dans ces zones, et des utilisateurs à la recherche d’une meilleure qualité de service. À fin septembre 2025, la Côte d’Ivoire comptait 37,9 millions d’abonnés internet, et le taux de pénétration d’internet était à 40,7 % en 2023.
Le groupe français compte 522 486 abonnements à l’internet fixe au 3e trimestre 2025 sur un parc national de 682 038 abonnements. Sur le mobile, il compte 14,8 millions d’abonnés, soit 40 % de part de marché, devant MTN (35 %) et Moov Africa (25 %). Orange Sat devrait, pour ainsi dire, faire de la concurrence à Starlink.
Un autre programme d’accompagnement des startups ivoiriennes ouvert

Yiri, le centre d’innovation du groupe Africa Global Logistics (AGL), et Digital Africa (filiale de Proparco, groupe AFD), lancent jusqu’au 30 janvier 2026, un appel à candidatures pour le programme Accelerate X Fuzé, destiné à sélectionner et accompagner des startups innovantes et technologiques proposant des solutions en lien avec les activités du groupe AGL. Les startups intéressées sont appelées à s’inscrire sur la plateforme :
https://acceleratexfuzechallenge.com
À l’issue d’un processus de sélection, 15 startups seront retenues pour un pitch final le 4 février 2026 dans les locaux du centre d’innovation Yiri à Abidjan. A l’issue de ce pitch, 5 startups seront sélectionnées pour intégrer le programme Accelerate X Fuzé. Elles rejoindront le centre d’innovation Yiri d’AGL à Abidjan pour un programme d’accompagnement complet de 6 mois. Au terme du programme, deux startups bénéficieront d’un co-financement de la part de Digital Africa et AGL.
Une sélection de K. Bruno



































