Le Forum de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, à Abidjan, accueille, ce 25 juillet 2025 la 2ème édition de Yadac Robotics Challenge. Pendant trois jours, de jeunes talents montreront ce dont ils sont capables. Le thème de cette année : Robotique et climat : réduire les émissions de carbone grâce à l’innovation technologique.
Objectif : proposer des solutions concrètes qui favorisent une meilleure protection de l’environnement.
Yadac Robotics Challenge 2025 : Former les jeunes pour innover
Avec la participation de plus de 41 équipes, issues de plusieurs villes de Côte d’Ivoire et de pays africains tels que le Congo, le Mali, le Zimbabwe et la Guinée, Yadac Robotics Challenge 2025 encourage les jeunes à innover pour un avenir plus durable.
A l’issue de la compétition, les lauréats recevront des outils comme des imprimantes 3D pour concrétiser leurs idées, mais auront aussi l’opportunité de représenter la Côte d’Ivoire à l’étranger. Ces expériences à l’international leur ouvrent l’esprit et renforcent leur mindset, souligne Christina Yapi, fondatrice de Yadac Robotics et responsable du projet Yadac Robotics Challenge.
« Tous ces jeunes qui vont à l’international, quand ils reviennent, leur mindset change, ils ont une autre manière de voir les choses, ils comprennent mieux parce qu’ils ont côtoyé des personnes. Si tout se passe bien, en décembre 2025, ils iront à une compétition, en mars aussi. On va les accompagner. Après la compétition, on va toujours les accompagner pour qu’ils puissent dignement représenter la Côte d’Ivoire. » dit-t-elle.
Protéger l’environnement par la robotique
Choisir une thématique qui met l’accent sur la lutte contre les émissions de carbone reflète une volonté de faire prendre conscience aux jeunes des problèmes environnementaux actuels, comme la pollution. En les formant dès maintenant, l’objectif est qu’ils deviennent des acteurs du changement pour protéger l’avenir.
« On voit qu’on est confronté à ces situations, même dans les transports, on voit qu’on pollue l’environnement, on voit de jour en jour notre forêt et on se rend compte que si on n’agit pas actuellement, on ne pourra même pas vivre. Si maintenant, on forme ces jeunes, on forme ces enfants, ils pourront prendre conscience de protéger notre environnement et ça pourra nous sauver demain. » relève Christina Yapi.
En Afrique, l’idée a déjà germé. Dans des pays tels que le Kenya, des drones sont utilisés pour la surveillance des parcs nationaux. Ils permettent non seulement de détecter le braconnage, mais aussi d’identifier les zones de déforestation illégale. Des organisations comme le « Kenya Wildlife Service (KWS) » sont à l’avant-garde de cette initiative.
Mettre l’industrie 4.0 au service de la transition écologique
Lors du panel d’ouverture qui portait sur le thème : « L’industrie 4.0 et la transition écologique vers une innovation utile », Amani Saint-Clair, formateur en Développement Web et Mobile chez Simplon Côte d’ivoire a présenté quelques technologies clés de l’industrie 4.0 et a expliqué comment elles contribuent à réduire les émissions de carbone.
Par exemple, avec l’IoT, on peut collecter des données précises sur l’environnement, comme la qualité de l’air et de l’eau. L’IA se chargera ensuite d’analyser ces informations pour aider à comprendre la situation. La robotique, quant à elle, permet de créer des machines intelligentes capables d’agir concrètement. Celles-ci peuvent trier les déchets efficacement ou même contrôler la ventilation pour réduire les niveaux de CO2 dans les bâtiments.



































