Depuis son irruption sur la scène économique ivoirienne, Yango a un impact dont les Ivoiriens peuvent témoigner. Un déjeuner de presse, ce 22 août, est revenu sur cet impact, le modèle économique de l’entreprise et ses projets futurs pour l’écosystème du numérique en Côte d’Ivoire.
Yango Côte d’Ivoire a organisé un déjeuner de presse ou « Breakfast with Yango » ce 22 août 2025, autour du thème : « L’Économie des plateformes numériques », à son Bureau régional situé à Ivoire Trade Center, à Abidjan. Tout ce qu’il y a à savoir sur Yango y a été dit et bien dit par Sabine Djokoto-Atiye, responsable des relations publiques d’Afrique francophone de Yango.
Yango n’est pas une compagnie de transport, mais une plateforme numérique
On a appris, à cette occasion, pour ceux qui ne savent pas, que Yango n’est pas une compagnie de transport. C’est plutôt une plateforme numérique.
« Une plateforme numérique, c’est un espace numérique qui met en relation plusieurs acteurs. Ça peut être des producteurs, des consommateurs, des prestataires de services, des autorités, etc. Le but, à la fin de la journée, c’est d’échanger des biens, des services ou des informations », explique Sabine Djokoto-Atiye.
La répartition de la commission Yango
Yango, en tant que plateforme numérique de mise en relation, connecte donc des passagers et des chauffeurs. Cela leur permet d’échanger un service : le transport. La finalité est de permettre aux personnes de se déplacer facilement. Au dire de la responsable des relations publiques d’Afrique francophone, le modèle économique de l’entreprise repose sur les commissions. Autrement dit, elle prend un pourcentage sur chaque course effectuée. Cette commission est de 18 %. Ensuite, le montant perçu est partagé. C’est ce qu’on appelle le « revenu sharing ». Au final, sur les 18 %, 3 % sont reversés aux partenaires locaux et 15 % à Yango.
Pour être plus précise, Sabine Djokoto-Atiye soutient que Yango ne travaille pas directement avec les chauffeurs de taxi. Elle signe plutôt des partenariats avec des sociétés de transport localement. Ces partenaires, propriétaires des véhicules, emploient à leur tour, les chauffeurs.
« Donc, une plateforme de mise en relation, c’est-à-dire qu’entre les chauffeurs et nous, il y a des partenaires. C’est à ces derniers qu’appartiennent les véhicules. Nous, on a zéro véhicule », déclare-t-elle.
150 entreprises partenaires, 1000 restaurants connectés, 30 000 vendeurs en ligne, des milliers d’emplois…
Hormis le transport des voyageurs que les services de Yango facilitent, il y a aussi la commande et la livraison de repas. Ce service de mise en relation favorise l’inclusion économique en offrant aux chauffeurs, coursiers et partenaires la possibilité de développer une activité qui leur génère des revenus.

A ce jour, à en croire Sabine Djokoto-Atiye, Yango soutient plus de 150 entreprises partenaires. Toute chose qui contribue à la création d’emplois, puisque plusieurs sociétés naissent autour de Yango depuis son arrivée sur le marché ivoirien.
C’est sans compter les plus de 1 000 restaurants et chefs qui sont sur la plateforme de Yango Food, en plus des autres services comme Yango Delivery et Yango Cargo. Tous permettent aux vendeurs en ligne et aux particuliers de vendre et suivre en temps réels leurs colis. Une aubaine pour les petits commerces, qui n’ont pas de magasin physique. Ils peuvent ainsi gérer leurs livraisons de manière professionnelle et dans la transparence. A ce jour, le service achat et vente en ligne de Yango connecte plus de 30 000 vendeurs aux acheteurs.
Yango Day, un évènement qui se tiendra en décembre
« Donc ça, ça nous permet d’apporter un vrai support aux PME. Aujourd’hui, sur la plateforme Yango Delivery, plus de 70% des clients, ce sont des PME, ce sont de petites entreprises, ces gens qui vendent des vêtements, chaussures, etc., ces vendeurs sur TikTok et autres qu’on connaît, c’est Yango Delivery que la plupart d’entre eux utilisent pour la livraison de leurs colis. On a beaucoup contribué à transformer toute leur logistique. Et ça, c’est grâce au digital », se félicite la responsable des relations publiques Afrique francophone de Yango.
D’ailleurs, pour mettre en avant tout cet écosystème et le renforcer, Yango prépare un grand événement en décembre. Dénommé « Yango Day », il réunira tous les acteurs clés : utilisateurs, chauffeurs, partenaires et autorités. L’objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre le fonctionnement de la plateforme.
« Et on espère le faire, peut-être, une à deux fois par an, pour démocratiser et créer la Yangolisation de la Côte d’Ivoire », promet Sabine Djokoto-Atiye.

En Côte d’Ivoire, la majorité de la population a accès à l’internet mobile, ce qui facilite l’adoption de ces plateformes numériques. Présente en Côte d’Ivoire depuis 2018, l’entreprise Yango a son siège à Dubaï. Au niveau international, elle est disponible dans 30 pays et 5 régions. Et la société compte lancer d’autres services.




































